Les ateliers de Tunneling Equipment du Creusot, ex-Mülhauser et NFM Technologies, ne produiront plus de tunneliers mais pourraient accueillir une nouvelle activité.
"Un groupe français spécialiste des ponts, dont je me suis engagé à ne pas dévoiler le nom, souhaite installer une activité mécanique à grand volume", précise Rémy Rebeyrotte, député de la troisième circonscription de Saône-et-Loire.
Le groupe en question, pour l’heure anonyme, présent depuis trois ans au Creusot, recherchait un site d’envergure aménagé de ponts roulants notamment. "Je craignais que le contexte ne conduise le groupe à renoncer mais il se montre toujours intéressé", rassure l’élu.
Les derniers 27 salariés des 80 que comptait Tunneling Equipment, pourront envisager d’intégrer cette nouvelle activité attendue d’ici la fin de l’année. "C’est un soulagement pour ces ouvriers qualifiés du secteur industriel qui travaillaient dans un climat tendu. Ils pourraient trouver un emploi dans des grandes entreprises comme Alstom ou Framatome ou choisir ce groupe."
Le maire du Creusot confirme cette piste et apporte des précisions. "Le groupe Matière a manifesté son intérêt pour une reprise du site et d’une trentaine de salariés si les conditions leur conviennent. Le groupe devrait déposer une proposition de reprise".
Plus de tunnelier Français
Après des mois de redressement, le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône a prononcé la liquidation judiciaire de Tunneling Equipment sans poursuite d'activités le vendredi 17 avril alors que l’entreprise avait accumulé environ deux millions d’euros de déficit. "Je regrette qu’aucun grand opérateur des travaux publics n’est initié le maintien stratégique d’un grand fabricant de tunnelier. Cette activité d’assemblier faisait par ailleurs travailler beaucoup de PME dans le bassin local."
Le député Rémy Rebeyrotte craint également de voir la France perdre une certaine indépendance vis-à-vis de cette activité, l’obligeant à se tourner vers l’Allemagne ou la Chine.



