L'usine de Vernouillet (Eure-et-Loir) du laboratoire danois Leo Pharma va bénéficier d'un investissement de 39 millions d'euros d'ici à 2023.
Il a été annoncé le 11 février lors de la visite du ministre du Commerce extérieur et de l'Attractivité Franck Riester.
L'investissement couvrira en grande partie l'installation d'une nouvelle ligne dite d'inspection, sous atmosphère contrôlée, pour son médicament Innohep, un injectable utilisé contre la thrombose. Cette ligne sera munie de caméras qui permettront de faire gagner du temps sur le contrôle de la production. "Nous visons les 100millions d'unités d'ici 2025, soit une augmentation de 67% depuis dix ans", explique Karine Duquesne, directrice générale de Leo Pharma, qui produit actuellement 60 millions de seringues pré-remplies sur son site français. L'industriel exporte les deux tiers de sa production.
Leo Pharma achève la mise en place d'une ligne de production de grandes séries, capable de remplir 36 000 seringues à l'heure. Il s'agit d'un investissement de 20 millions d'euros entamé en 2018. Cette machine de l'allemand Optima réalise le remplissage en conditions stériles, sous isolation, "en diminuant le recours aux opérateurs", précise Stéphane Ameille, directeur de cette usine de 392 salariés. Leo Pharma prévoit de porter l'effectif à 450 personnes d'ici 2025.
Prix Choose France pour Novo Nordisk
Plus tôt dans la journée, Franck Riester a remis le prix Choose France développement durable à un autre laboratoire danois, le groupe Novo Nordisk qui emploie 1 200 personnes à Chartres (Eure-et-Loir). L'industriel poursuit la construction d'un nouveau bâtiment et investit dans une nouvelle chaudière biomasse, pour un investissement cumulé de 64 millions d’euros. Le ministre a salué l'objectif de neutralité carbone de cette usine dès 2022.



