La ville de Grigny met Coca-Cola sous pression sur l'utilisation de l'eau

La ville de Grigny (Essonne) veut que l’usine locale de Coca-Cola cesse de puiser dans la nappe phréatique. Les deux parties sont entrées en discussion.

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A la demande de la ville de Grigny, Coca-Cola devrait cesser de puiser son eau dans la nappe phréatique.

La ville de Grigny (Essonne) est entrée en discussion avec les dirigeants de l’usine locale de Coca-Cola afin que celle-ci cesse de puiser de l’eau dans la nappe phréatique pour produire ses boissons. «Cela fait des années que nous demandons à Coca-Cola d’arrêter de puiser dans la nappe phréatique. Nous le souhaitons surtout parce nous avons dans le territoire une solution avec la régie publique de l’eau de Grand Paris Sud qui peut fournir toute l’eau de surface nécessaire pour l’usine», indique ce 27 avril le directeur de cabinet du maire de Grigny, Philippe Rio.

Ces derniers temps, la mairie surfant sur la vague suscitée par les risques de pénurie d’eau, s’est faite plus pressante auprès de Coca-Cola Europacific Partners (CCEP), l'embouteilleur en Europe occidentale du producteur de boissons gazeuses. «Coca-Cola s’est dit ouvert à la discussion sur le principe. L’entreprise étudie ce que nous lui demandons mais nous n’a pas encore trouvé un accord définitif», poursuit le directeur de cabinet.

Une solution jugée "dépassée"

Aucune échéance n’a été fixée, mais Philippe Rio qui juge "has been" la situation actuelle, est bien décidé à voir aboutir sa revendication d’autant plus qu’il est vice-président en charge du développement durable, du cycle de l’eau, de la biodiversité et de la production d’énergie de l’Agglomération Grand Paris Sud

«A ce stade, l’accord avec la municipalité est en discussion» confirme CCEP dans un communiqué. Coca-Cola est implanté à Grigny depuis 1986 où elle produit des bouteilles et des canettes de Coca-Cola ou encore de Sprite. C’est le plus gros employeur de la commune avec 270 salariés. «Notre forage est soumis à des autorisations préfectorales qui sont révisées et délivrées régulièrement, et qui peuvent évoluer en fonction de la situation de stress hydrique du territoire, sur décision des services de l'État», précise CCEP. L’entreprise bénéficie d’une autorisation lui permettant de prélever jusqu’à 1,2 million de mètres cubes chaque année. Elle en puiserait environ 780 000 m3.

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