Courant septembre 2021, Vestack devrait mettre en service une usine consacrée à la construction de bâtiments hors-site à Poincy (Seine-et-Marne). Le site, qui remplacera une usine jusqu’alors située dans les Hauts-de-France, devrait créer 30 emplois (techniciens, électriciens, plombiers, plaquistes, opérateurs polyvalents).
Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué. “Fin 2020, nous avons levé 3 millions d’euros pour assurer notre développement industriel et commercial. Nous sommes sur une approche efficace sur la mobilisation de ce financement”, indique Sylvain Bogeat, cofondateur de la start-up parisienne (12 personnes).
Créée en 2019, Vestack conçoit et construit des bâtiments grâce à une brique logicielle développée pour ses propres usages sur la base de Revit, l’un des logiciels conçus pour le BIM (building information modeling) les plus utilisés sur le marché. “Le plugin nous permet de dessiner en design for manufacturing, avec l’intégration des informations liées aux matériaux, la réalisation d’analyses structurelles et thermiques, puis la déclinaison de ce jumeau numérique en une maquette de production”, explique Sylvain Bogeat. Des plans d’exécution et des fichiers destinés à la commande numérique sont ensuite fournis.
De nouvelles machines
Intervenant en tant qu’entreprise générale pour proposer à ses clients maîtres d’ouvrage des bâtiments (tertiaires et résidentiels), Vestack réalise ses modules à 90% en usine en incluant d’emblée l’électricité, la plomberie et la VMC. A Poincy, “l’activité consistera à cadrer des éléments de planchers et de murs en ossature bois, avant d’être équipés avant d’être livrés sur les chantiers”, poursuit Sylvain Bogeat. De nouvelles machines, dotées d’un meilleur interfaçage avec la maquette numérique, dont une centrale de découpe du bois destinée à optimiser les taux de chutes, ont été acquises.
Vestack, qui utilise du pin pour ses structures en pin et des isolants biosourcés tels que la ouate de cellulose, peut bâtir des bâtiments jusqu’à un niveau R+5. “Nativement prête pour la RE2020”, l’entreprise a dû faire face aux hausses de prix constatées ces derniers mois sur les prix du bois. L’impact est limité, assure son dirigeant : “cela a surtout concerné les fabricants qui ont une utilisation gourmande de la ressource. Nous avons des montants en bois d’ossature, moins cher que du bois d’ingénierie”.



