La société américaine ReStalk, spécialisée dans la transformation de coproduits agricoles en matériaux destinés au marché de l'emballage biosourcé, va implanter son premier site industriel de transformation d'agro-résidus en fibres alternatives près de Soissons dans l'Aisne et plus précisément à Courmelles, zone du Plateau, sur un terrain de 6 hectares. La promesse de vente du terrain a été votée le 29 juin par l’agglomération du grand Soissons pour 1,44 million d’euros. Ce site de production sera spécialisé dans la transformation d’agro-résidus en fibres alternatives.
Avec un investissement de 38 millions d'euros, l'entreprise va fabriquer des emballages recyclables à partir de résidus agricoles dès 2025 dans l'agglomération du grand Soissons. Une première pour la ville, qui veut développer une filière de produits biosourcés. «La proximité avec nos clients en région parisienne et le soutien direct de la municipalité locale et du Grand Soissons nous ont convaincus sur ce choix d'implantation», affirme Benjamin Cassou, le fondateur et PDG franco-américain de ReStalk.
Economie circulaire et pôle de recherche
La nouvelle usine sourcera 20 000 tonnes de paille dans un rayon de 100 km autour d’elle, pour produire 6 000 tonnes de pulpe de cellulose et 200 millions d’unités de produits thermoformés. ReStalk s'apprête ainsi à devenir la première entreprise d'écoemballages issus de résidus agricoles sur le parc d'activité du plateau de Soissons. L'ouverture de l'usine devrait générer, à terme, une centaine d'emplois.
Elle disposera d’un espace de stockage des matières premières et des produits finis, mais également d’un méthaniseur. Ce dernier aura pour mission de transformer les résidus de production en biogaz. «Nous allons contribuer à une économie circulaire en valorisant des résidus habituellement sous-utilisés ou éliminés et en travaillant étroitement avec les agriculteurs locaux», assure Benjamin Cassou, qui prévoit que le projet générera plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2030. ReStalk va également développer un pôle de recherche autour de nouveaux produits durables dans les textiles et les plastiques biosourcés.



