La région Occitanie veut acquérir la fonderie SAM pour en faire un site industriel clés en main

Le site de la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM), fermée fin 2021 après avoir été placée en liquidation judiciaire, pourrait être acquis par la région Occitanie d’ici la fin du premier trimestre 2024. Les négociations sont en cours avec le groupe chinois Jinjiang, propriétaire des bâtiments et du terrain.

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Fonderie SAM AFP NE PAS REUTILISER
Le tribunal de commerce de Toulouse a décidé en novembre 2021 de l'équipementier automobile SAM à Viviez, un coup dur pour le bassin d'emploi de Decazeville (Aveyron) - image d'archives.

«Le bassin de Decazeville doit revivre. C’est un site qui peut accueillir à nouveau des entreprises, pas une friche !», assure Pascal Mazet, conseiller régional (PCF) à la région Occitanie. Celui qui habite à 200 mètres de la SAM, équipementier automobile implanté à Viviez (Aveyron) qui avait fermé ses portes fin 2021 avec le licenciement de 333 salariés, se veut “aux premières loges de la réindustrialisation à venir”.

Rachat des moyens de production et du foncier

Carole Delga, présidente (PS) de la région Occitanie, l’a en effet annoncé dans sa conférence de presse de rentrée du 15 janvier : la collectivité est en cours de négociation avec Jinjiang pour le rachat des murs et du foncier de cette usine, dont le client unique était le constructeur automobile Renault. L’opération devrait aboutir avant la fin du premier trimestre 2024. «Cette acquisition se fera par l'Agence régionale de l’aménagement et de la construction (ARAC), qui récupèrera les locaux à l’issue de la liquidation des actifs», précise-t-on à  la Région, qui ne souhaite pas communiquer tant que les négociations pour le rachat sont en cours.

Le sauvetage du site avait déjà été tenté en 2022. Un repreneur potentiel, MH Industries, avait alors réalisé une étude de faisabilité avant d’annoncer qu’il se retirait. A l’époque, la région avait regretté que le projet ne puisse aboutir et fustigé un manque d’engagement de Renault comme de l’Etat.

La région a déjà racheté les moyens de production, dont les salariés avaient obtenu la sauvegarde au terme de plus de 150 jours d’occupation de site, en l’occurrence “des fours à fusion, une dizaine de ponts roulants, des systèmes de refroidissement”, et s'attelle à présent à finaliser le projet de vente du site en tant que tel.

Un site “clé en main” pour de futurs investisseurs

Afin de “favoriser l’attractivité du bassin”, mais aussi de gagner en visibilité et d'obtenir une aide financière pour les études, la région a par ailleurs déposé début décembre un dossier de candidature à l’appel à projets “Sites France 2030" par le biais de l’ARAC et l’agence de développement économique de la région, Ad’Occ. Une “étape obligatoire" pour candidater ensuite à l’appel à projet “friches” de la loi Industrie Verte, précise-t-elle également. Les résultats de l’appel à projets “sites France 2030” sont attendus pour fin janvier.

Contactée, l’union départementale de la CGT Aveyron a indiqué que les représentants syndicaux de l’ex-fonderie ne communiqueront pas “tant que le rachat ne sera pas acté officiellement”.

“Si la région rachète le site, et si l’Etat retient le site dans le cadre de l’appels à projets “Sites France 2030”, alors nous serons véritablement un site clé en main, et les investisseurs sauront que tout est prêt”, conclut Pascal Mazet.

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