Il n'y a pas que les êtres humains qui sont confinés. A partir de ce 6 novembre et pour faire face à la menace de grippe aviaire qui plane sur la production française, le ministère de l'Agriculture a passé 45 départements en "risque élevé".
Conséquence : les élevages de ces zones doivent confiner leurs volailles ou les isoler via des filets de protection.
L'objectif de ces mesures est d'empêcher les oiseaux migrateurs, qui transmettent ce virus inoffensif pour l'homme, d'entrer en contact avec les autres volailles.
L'ombre de l'hiver 2015 plane encore

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 472.5+2.86
Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
La situation est particulièrement tendue dans les départements du Sud-Ouest comme le Gers ou les Landes, producteurs de foie gras, où se prépare la période des fêtes de fin d'année. Cette région concentre 75% de la production de foie gras.
70% des 18 818 tonnes de foie gras produits en France sont écoulés sur les derniers mois de l'année.
ministère de l'agriculture Lors du précédent épisode de grippe aviaire en 2015, la filière foie gras avait dû abattre 3,7 millions de canards pour 250 millions d'euros de pertes. Cela s'était alors traduit par une baisse de la production de 30%.
Un autre épisode de grippe avait touché les élevages en 2017 entrainant une pénurie de foie gras sur le marché français dû à l'abattage de 1,2 million de volailles. Le CIFOG (Comité interprofessionnel du foie gras) avait alors chiffré les pertes à 120 millions d'euros et ceux malgré les 150 000 euros d'investissement de travaux réalisés, en moyenne, par les 4 000 exploitations nationales.
Pour certains industriels du secteur comme la coopérative Maïsadour à la tête de la marque Delpeyrat, plus de 50% des volumes avaient été perdus en l’espace de deux ans.
Portes fermées dans certains pays
Ces situations avaient également freiné les exportations de foie gras français à l'étranger puisque la France avait alors perdu son certificat de "pays indemne". De nombreux pays, notamment asiatiques, avaient alors fermé leurs portes aux volailles françaises laissant la porte ouverte aux importations de foie gras bulgare.
La situation était certes revenue à la normale en 2018 avec un chiffre d’affaires global en grandes surfaces de 325 millions d’euros mais ces deux précédentes épizooties n'en ont pas moins marqué les esprits.



