Sa décision était attendue pour donner coup d'envoi de la vaccination anti-Covid-19 en France. La Haute Autorité de Santé approuve, ce jeudi 24 décembre, l'administration du produit développé par Pfizer-BioNTech. Quelques dizaines de résidents d'EPHAD en Seine-Saint-Denis et en Bourgogne-France Comté recevront le vaccin dimanche 27 décembre, "puis éventuellement un troisième [département, ndlr] qui est en discussion", a expliqué Olivier Véran sur TF1 mardi 22 décembre. La vaccination sera par la suite déployée dans "d'autres établissements le lundi puis le mardi. On va égrener comme ça progressivement, c'est l'initiation de la campagne vaccinale", a poursuivi le ministre de Santé.
Des résultats cliniques rassurants, selon la HAS
Selon l'autorité de santé, les résultats des essais cliniques issus des laboratoires, de l'Agence européenne des médicaments et des premières vaccinations en Grande-Bretagne sont "satisfaisants". "En balance de ces données d’efficacité, les effets secondaires dûs au vaccin Comirnaty (son nom commercial) sont pour la grande majorité légers (douleur au point d’injection, fatigue, céphalées), avec de rares cas d’effets indésirables graves documentés."
Elle déconseille en revanche de vacciner certaines catégories de population, notamment les femmes attendant un enfant - faute de données suffisantes - et les personnes "présentant des antécédents de manifestations graves d’allergie de type anaphylactique, compte tenu des rares cas rapportés en Grande-Bretagne".
La HAS valide la vaccination EN PRIORITÉ des populations les plus âgées et exposées
Pour établir ses recommandations, deux scénarii de diffusion de l'épidémie ont été retenus par l'administration de santé. L'un avec des vagues successives d’épidémie en 2021, comme celle connue à l’automne par la France, l’autre avec des vagues successives d’épidémie moins fortes que celle d'octobre. "L’ensemble des résultats de cette modélisation conduisent la HAS à confirmer ses recommandations de priorisation des personnes les plus vulnérables et les plus exposées au risque de Covid-19 dans les phases 1, 2 et 3 de la vaccination", soutient la HAS.
"Concernant la vaccination des personnes ayant déjà développé une forme symptomatique de la Covid-19, poursuit-elle, il n’y a pas lieu, à ce stade, de vacciner systématiquement ces personnes, qui doivent pouvoir être vaccinées si elles le souhaitent à l’issue d’une décision partagée avec le médecin". Elle recommande alors un délai de trois mois minimum après le début des symptômes et de ne pas se faire vacciner si ces derniers sont persistants.
Les médecins en première ligne
Dernière recommandation, les médecins devront donner leur approbation au cas par cas, "sur la base de la balance bénéfices/risques individuelle". Chaque vaccination sera donc validée par une ordonnance médicale. Pour conclure, la HAS annonce que la stratégie vaccinale sera revue régulièrement en fonction de l'évolution des connaissances, "notamment au regard des résultats complets des essais de phase 3 de chaque candidat vaccin et des données épidémiologiques, en ce qui concerne l’impact du vaccin sur la transmission du SARS-Cov2".



