La tension est montée d’un cran chez les producteurs de volailles après la découverte, le 16 novembre, d’un premier foyer de grippe aviaire en France. Les animaux contaminés ont été identifiés dans une animalerie de Haute-Corse.
La découverte de ces cas intervient alors que les producteurs de 45 départements, déjà en alerte maximum, avaient confiné leurs volailles ou les avaient isolées via des filets de protection. L’objectif de ces mesures étant d’empêcher les oiseaux migrateurs, qui transmettent ce virus inoffensif pour l’homme, d’entrer en contact avec les volailles et ainsi éviter une nouvelle épizootie, après celles survenues en 2016 et 2017.
À la veille des fêtes de Noël, l’évolution de la situation est particulièrement scrutée par les producteurs de dindes, foie gras, pintades et chapons, qui réalisent entre 78 et 100 % de leurs ventes sur les derniers mois de l’année. En 2017, le dernier épisode de grippe aviaire avait entraîné l’abattage de 1,2 million de volailles françaises. Le Cifog – le Comité interprofessionnel du foie gras – avait alors chiffré les pertes à 120 millions d’euros pour les 4 000 exploitations nationales.



