Propriétaire depuis 2022 de la Fonderie de Bretagne (FDB) basée à Caudan (Morbihan), le fonds financier allemand Callista Private Equity en a confié la direction générale en septembre à Jérôme Dupont qui a été précédemment, pendant six mois, le «manager de transition» de cette entreprise. «Une année après la cession, on peut affirmer que la trajectoire de relance est enclenchée», assure-t-il.
Il précise que 32,3 millions d’euros sont en cours d’investissements dans cette fonderie précédemment propriété du groupe Renault. «Le constructeur s’est engagéà nous accompagner financièrement afin de supporter tous nos projets industriels», affirme Jérôme Dupont.
Baisser la consommation énergétique
Le calme social étant revenu chez FDB, 31 embauches ont été signées, complétées par 13 contrats d’alternance, qui s’ajoutent aux 300 salariés en CDI de la fonderie où une série de travaux lourds sont en cours, afin de moderniser le site. Ils passent par la création d’une nouvelle ligne de moulage, la modification du système de fusion afin de baisser de 20% la consommation énergétique. Le directeur général évoque également la mise en place de l’automatisation du remoulage et l’installation d’un nouvel atelier de noyautage répondant à la stratégie de diversification.
En ce qui concerne les coûts globaux de l’usine, «tous les postes ont été analysés, nous avons d’ores et déjà économisé 500 000 euros sur une année pleine», précise avec satisfaction Jérôme Dupont.
Réduire la dépendance à Renault
Si Renault représente encore à ce jour 95% des commandes de pièces de fonderie de FDB, «l’objectif est d’arriver à une dépendance de moins de 50% en 2026». D’où la mise en place d’une équipe de commerciaux. Ils sont quatre actuellement et deux recrutements supplémentaires sont annoncés. «Nous espérons que nos contacts et prospections vont nous permettrede concrétiser, à très court terme, sept clients nouveaux dans le machinisme agricole, la défense, les poids lourds…», explique le directeur général.
Et c’est en 2026 que la fonderie devrait retrouver l’équilibre financier, d'après ses prévisions. En 2023, «sa perte nette sera de 12 millions d’euros», selon l'homme chargé de la relancer.



