2021 commence mal pour les conserveurs. La fédération des industries d’aliments conservés (FIAC) alerte sur une "hausse extrêmement importante" du prix des boîtes métalliques en ce début d’année. Ces emballages peuvent représenter - selon leur composition et leurs spécificités -, jusqu’à 50% de leurs coûts de production, indique l’organisation professionnelle. Jugée "préoccupante", cette situation résulte de la hausse continue du prix des matières premières depuis 2020. L’augmentation des cours du minerai de fer, de l’alumine et du charbon à coke (charbon métallurgique) devrait d’ailleurs se poursuivre cette année, estime la FIAC.
Les prix de l’acier et de l’aluminium pèsent
En 2020, "les principaux sidérurgistes d’Europe de l’Ouest, en difficulté", ont rehaussé les prix de l’acier et de l’aluminium "entre 8% et 12 %", explique la Fiac dans un communiqué. Après l’impact sur les fabricants d’emballages métalliques, qui anticipent de fortes tensions sur leurs approvisionnements, c'est au tour des conserveurs d'accuser le coup. La conjoncture est d’autant plus délicate, pour ces entreprises, qu’elles se préparent à l'augmentation de leur éco-contribution pour le financement du recyclage des emballages métalliques (+12,5% pour l’acier, +11% pour l’aluminium en prévision pour cette année).
La grande distribution appelée à prendre sa part

- 120-3.15
Février 2026
Indices des prix internationaux des matières premières importées - Pâte à papier - En eurosBase 100 en 2010
- -5+100.0
Mars 2026
Vieux papiers, sortes ordinaires - Moyenne France-Export - 1.05 Ondulés récupérés (ex A5)Variation en €/tonne
Un effet ciseaux qui met en péril l’équilibre de nombreuses PME et ETI, estime la Fiac. "Il est impératif que ces surcoûts se traduisent dans les prix de vente aux distributeurs", estime l’association, alors que débutent les négociations commerciales. "De sérieux risques pèsent sur la capacité des entreprises à investir", alerte l’organisation professionnelle, qui craint également des freins à l’innovation et à la poursuite "des efforts en faveur de la transition agro-écologique dans nos filières".
La conserve profite des confinements
L’année 2020 a pourtant été particulièrement favorable aux fabricants de conserves alimentaires. "Les rayons conserves ont connu une année inédite: les incertitudes liées au contexte sanitaire, ainsi que l'augmentation du nombre de repas pris à domicile, ont incité les Français à acheter des conserves", indiquait dans son communiqué daté du 4 février l’Union interprofessionnelle pour la promotion des industries de la conserve appertisée (Uppia). Avec des ventes en hausse de 20 à 70% les premières semaines du confinement, le rayon conserves a crû de 9,7% en volume et de 9,2% en valeur l’an dernier. Sur la même période, les offres « food service » dédiées à la restauration hors domicile ont, quant à elles, enregistré des baisses de -60 % jusqu’à -80% pour certains adhérents, selon les segments de marché.



