Officialisée par Arnaud Montebourg, cofondateur et codirigeant avec François Moulias, de la Compagnie des Amandes, et Serge de Oliveira, directeur général de Salini Immobilier, la création prochaine d’une unité de casserie d’amandes françaises va générer un investissement de 12 millions d’euros (dont 3,5 millions d’euros en équipements industriels et digitaux) sur la commune de Signes (Var). La CCI du Var a cédé un terrain de 21 000 m2. Les travaux pourraient débuter à l’automne.
L’usine d’une superficie de 7 400 m2 qui devrait compter une quarantaine de salariés à terme (permanents, saisonniers…) doit être opérationnelle pour la récolte de 2023. Elle offrira un outil de transformation à l’ensemble de la filière française.
Être compétitif face à la filière espagnole
Née en 2018 et siégeant à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), la Compagnie des Amandes veut bâtir une installation qui puisse être concurrentielle des usines espagnoles, avec une capacité de traitement et de stockage de 3 000 tonnes d’amandons, tracées du verger au sachet, et exemplaire sur le plan environnemental, avec une certification « Breeam ». Le projet est soutenu par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cette réalisation vise par ailleurs à accroître les potentialités de ventes sur les marchés nationaux et internationaux des productions françaises. Le seul besoin du marché national est estimé entre 40 000 et 45 000 tonnes, mais l’approvisionnement vient principalement de l’étranger, la récolte française annuelle plafonnant de 800 à 1 000 tonnes. Quant à la consommation mondiale, elle a progressé de 700% depuis 2000.
La Compagnie des Amandes a planté plus de 200 hectares de vergers, souhaite atteindre les 500 hectares d’ici fin 2022 et près de 2 000 hectares à trois ans, en instituant des partenariats étroits avec les producteurs sur tout l’arc méditerranéen, depuis leur accompagnement financier et technique jusqu’à la garantie de débouchés commerciaux.



