L’usine Renault Trucks Volvo Remanufacturing de Limoges (Haute-Vienne) travaille à la rénovation de moteurs et de boîtes de vitesse de camions et bus du groupe. Mais le site a commencé la diversification de son activité en rénovant des systèmes d’échappement et d’injection, ainsi que des filtres à particules. Une ligne automatisée équipée d’un robot, conçue et développée en partenariat avec le groupe international ABB, est en service depuis mai 2021, pour un investissement de 13 millions d’euros. Cet équipement permet de rénover les systèmes d’échappement des camions du groupe, tout en participant au recyclage de métaux précieux.
« La nouvelle ligne est automatisée car elle traite des particules fines. L’objectif est de préserver les opérateurs ainsi que l’environnement », précise Philippe Fontenas, le directeur du site. « Pour les pièces qui ne peuvent pas être rénovées, on désassemble le système d’échappement afin de séparer les différents matériaux qui le composent pour les envoyer en recyclage, en collaboration avec des partenaires du groupe Volvo. Par ce processus, nous recyclons notamment du platinium et du palladium, réutilisés à nouveau dans la production de filtres neufs. Nous sommes bien dans un cycle d’économie circulaire », ajoute le dirigeant.
L’usine compte 263 salariés et rénove 1 500 moteurs par an, ainsi que 10 000 à 15 000 boîtes de vitesse et près de 100 000 sous-ensembles (filtres à particules, injection). Ces pièces, garanties de deux à cinq ans, sont remontées sur les camions du groupe, prolongeant d’autant leur durée d’utilisation. L’entreprise évolue sur un marché en forte croissance, son chiffre d’affaires a augmenté de 144% depuis 2012. La moitié de sa production part à l’international, majoritairement aux Etats-Unis.
Un nouvel investissement de 1,2 million d'euros
Au cours du premier semestre 2022, l’usine de Limoges va également recevoir un nouvel équipement qui permettra de rénover indéfiniment les filtres à particules, un investissement supplémentaire de 1,2 million d’euros. « Nous serons ainsi en mesure d’étendre la rénovation de ces filtres au-delà d’un ou deux nettoyages, une préconisation aujourd’hui du bureau d’étude de Volvo. Là aussi, une autre filière permettra de recycler le palladium et le platinium. Cette machine a été développée par les techniciens de notre entité de Limoges avec le support du bureau d’étude Volvo », précise le directeur.
La direction a prévu vingt-sept recrutements dans les dix-huit prochains mois avec des profils différents, des Bac Pro en mécanique automobile ou des opérateurs hautement expérimentés dans le domaine de la mécanique ou de l’usinage. Le chiffre d’affaires prévisionnel est de 50 millions d’euros dans cette usine en service depuis 2003. Mais son savoir-faire, acquis sur place, remonte à plusieurs dizaines d’années.



