L'Oréal maintient son dividende mais renonce à l'augmenter. Le conseil d'administration du groupe de cosmétiques s'est réuni mardi 12 mai. Dans le contexte de crise économique liée à la pandémie de Covid-19, il a également décidé de réduire la rémunération du PDG, Jean-Paul Agon.
L'Oréal renonce aux opérations de rachat d'actions
L'entreprise française renonce à la hausse prévue de 10,4 % du dividende. Elle proposera donc à l’assemblée générale un dividende de 3,85 euros par action, identique à celui versé en 2019. Le groupe avait alors versé plus de 2 milliards d'euros aux actionnaires.
"Le conseil a également décidé de renoncer sur l’ensemble de l’année 2020 à des opérations de rachat d’actions qui s’étaient élevées à 750 millions d’euros en 2019", ajoute L'Oréal dans un communiqué. La rémunération du PDG de l'entreprise, Jean-Paul Agon, va être réduite de 30 % sur l’ensemble de l’année 2020.
150 millions d'euros pour un programme de solidarité
Mardi 12 mai, L'Oréal a également annoncé le lancement d'un programme de solidarité sociale et environnementale baptisé "L'Oréal pour le futur". Le groupe va engager 50 millions d'euros dans ce plan pour soutenir des associations qui accompagnent les femmes en situation de grande vulnérabilité. 100 millions d'euros supplémentaires seront destinés à la lutte contre le réchauffement climatique et à la préservation des écosystèmes naturels endommagés.
"La crise liée au Covid-19 n’épargne personne mais elle exacerbe les inégalités et frappe plus durement les personnes dont la situation économique ou sociale était déjà difficile ou qui sont victimes de violences, au premier rang desquelles les femmes", explique dans un communiqué Alexandra Palt, directrice général de la responsabilité sociétale et environnementale du groupe.
Le groupe espère que son fonds pour la régénaration de la nature permettra de créer plusieurs centaines d'emplois à l'horizon 2030. "Le groupe L’Oréal veut ainsi contribuer à la recherche de solutions et à la création de modèles économiques permettant de favoriser une économie circulaire, notamment en matière de recyclage et de gestion des déchets plastiques", détaille-t-il. Ces annonces doivent être complétées par la présentation d'un programme de développement durable pour 2030 au mois de juin.
Simon Chodorge, avec Reuters (Jean-Philippe Lefief, édité par Marc Angrand)


