L’Institut de recherche technologique Jules Verne de Nantes (Loire-Atlantique) mobilisera 18,5 millions d’euros sur trois ans pour créer des pales d’éoliennes recyclables.
Pour l’heure, ces pièces sont faites de composite thermodurcissable, sans solution de recyclage satisfaisante. L’ambition est de les produire en matériaux thermoplastiques. Le projet, baptisé Zebra (pour Zero waste blade research), associe le chimiste Arkema et sa résine Elium, un monomère liquide polymérisant à température ambiante.
Le premier objectif, à l’horizon 2022, est de fabriquer deux prototypes de pales, de 32 et 75 mètres de longueur. Pour le recyclage, deux voies seront explorées : le procédé mécanique du compoundage et la dépolymérisation. La résine chauffée redevient un monomère liquide, que l’on peut séparer de la fibre.
Le consortium embarque également Engie, le fabricant de pales LM Wind Power, Owens Corning pour la fibre de verre, Suez pour le recyclage, et le centre technique aquitain Canoe.



