L’Institut Mines-Télécom veut favoriser start-ups et partenariats industriels avec son Centre national réseaux et systèmes pour la transformation numérique

Lancé officiellement le 30 janvier dernier à Paris, le Centre national réseaux et systèmes pour la transformation numérique est une initiative de l’Institut Mines-Télécom. Son rôle sera d’aiguillonner l’entreprenariat, via la création de start-up, et de dynamiser les synergies avec l’industrie.

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Centre national IMT
Conséquence de la naissance du Centre national l'an dernier, une première formation sur le sujet de l'IA dans les communications sans fil s'est tenue en novembre dernier à l'IMT Nord Europe, à Villeneuve-d'Ascq.

L’Institut Mines-Télécom (IMT), qui représente 8 écoles d’ingénieurs sur le territoire français, souhaite favoriser l’entreprenariat et affermir sa relation avec l’industrie. Une mission confiée au Centre national IMT réseaux et systèmes pour la transformation numérique, dont le lancement officiel a eu lieu le 30 janvier, à Station F (Paris).

Opérationnel depuis l’an dernier, le Centre en question n’est pas une véritable structure, faute d’être localisé. Il promet une méthode d’organisation plus transversale et plus efficace, s’articulant avec les diverses gouvernances de l’IMT.

« Nous avons décidé de coordonner nos activités en lien avec les réseaux et les systèmes dans les télécoms – formation, recherche, innovation et transfert vers les start-up et les industriels -, car aujourd’hui elles fonctionnent encore en silos », déclare Catherine Douillard, enseignante-chercheuse à l’IMT Atlantique et codirectrice du Centre national IMT.

Des industriels intervenant plus en amont

Présenté comme le premier incubateur académique de France, l’IMT accompagne de 100 à 120 start-up par an. « Le Centre national a pour objectif de faire croître ce nombre, indique Daniel Kofman, professeur à Télécom Paris et codirecteur du Centre. Le chercheur n’a pas toujours conscience du potentiel de sa découverte et le parcours vers l’entreprenariat est mal connu. De nouvelles procédures simplifieront la démarche. » Bien qu’elle ne soit pas issue du sérail de l’IMT, la deeptech Greenerwave, invitée à l’évènement du lancement, est érigée en exemple à suivre.

Le deuxième objectif est d’impliquer davantage les industriels dans les activités des écoles de l’IMT, à commencer par l’enseignement. «Le projet étudiant en dernière année servira de fil conducteur pour confronter les étudiants à la réalité du marché, les aider à comprendre les enjeux et les former aux besoins spécifiques de l’industriel », détaille Daniel Kofman.

Enfin, le Centre national IMT devra renforcer les partenariats avec les industriels, qui sont « actuellement réalisés par le biais des chercheurs », fait observer Catherine Douillard. Ce qui passera notamment par un accès facilité aux plateformes technologiques de l’IMT, disséminées dans toutes les écoles. Les secteurs ciblés sont les télécoms, naturellement, mais aussi les verticaux, dont la santé, l’agriculture ou encore le ferroviaire.

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