L’entreprise André Bazin, spécialisée dans les charcuteries destinées aux industriels et aux grossistes de la restauration, va investir 6 millions d’euros en 2021 dans son usine implantée à Breuches-les-Luxeuil (Haute-Saône).
Cette enveloppe vise à automatiser son unité de salaison qui réalise les jambons et lardons. L’acquisition de nouvelles machines sera complétée par une extension des bâtiments d’environ 800 m².
Cet investissement s’inscrit dans un plan sur trois ans prévu entre 2020 et 2022. Après avoir dépensé 2 millions d’euros en 2020 pour automatiser son unité de charcuterie en charge de la fabrication des saucisses, l’entreprise André Bazin prévoit également, en 2022, d’investir 4 millions d’euros complémentaires pour renforcer ses équipements de surgélation. "Nous avons fait le choix de l’individualisation de la congélation du produit, plus pratique pour le dosage chez nos clients. Les futurs équipements rendront nos lignes plus performantes et plus économes en énergie", explique Mathieu Boisson, directeur du développement produit et matière pour André Bazin.
Investir malgré la crise
Avec 30 % de sa clientèle qui se concentre chez les grossistes de la restauration, particulièrement touchés par la crise sanitaire, André Bazin affiche un recul de 20 % de son chiffre d’affaires en 2020. Il atteint ainsi 75 millions d’euros pour cette société qui emploie 300 salariés. Malgré cette baisse, l’entreprise maintient ses investissements. "C’est une façon de se différencier et de créer une démarche vertueuse pour recréer de la compétitivité, assurer la pérennité de la société et sécuriser les volumes", détaille Mathieu Boisson.
Actuellement, 55 % des débouchés d’André Bazin concernent des produits intermédiaires pour plats cuisinés pour des marques telles que Marie, Findus et Lustucru. Les derniers 15 % vont dans les libres services, les rayons à la coupe et les marques de distributeurs des grandes et moyennes surfaces.



