Munis de leur fidèle détecteur de métaux, les chasseurs de trésors arpentent inlassablement plages et champs, parcourus de frissons au moindre bip inhabituel. Si la plupart d'entre eux se contentent de capsules de bière et de clous rouillés, d'autres sont prêts à mettre le paquet pour dénicher enfin le magot dont ils ont toujours rêvé. L'entreprise américaine Seafarer va prochainement proposer à ces passionnés de monter en gamme, grâce à son drone électrique sous-marin SeaSearcher.
Une carte 3D des fonds marins
Cette espèce de raie manta robotisée explore les mers et les océans jusqu'à 100 mètres de profondeur, en émettant des signaux électromagnétiques, radio et sonores. Reliée au drone par un câble, une bouée flottant à la surface et équipée d'un GPS transmet les données récoltées au bateau support. Celles-ci sont alors analysées en temps réel par divers algorithmes d'apprentissage automatique, ce qui permet de constituer une sorte de carte 3D des fonds marins et ainsi de détecter et d'identifier une large variété de métaux, enfouis jusqu'à dix mètres sous le sable. En fonction des besoins, l'engin peut être piloté à distance, tiré depuis un navire ou évoluer de manière autonome, en suivant un itinéraire défini à l'avance.
Lors de tests menés en Floride, un premier prototype du SeaSearcher a déjà été en mesure de trouver du laiton, du fer, du cuivre, de l'aluminium, du plomb et de l'acier inoxydable. En revanche, nulle trace d'or ou d'argent à l'horizon... Le PDG de l'entreprise et ses partenaires archéologues prévoient néanmoins de louer leur appareil dans les prochains mois, persuadés de son potentiel. Certaines épaves abandonnées peuvent rapporter gros : en 2015, la marine colombienne a mis la main sur des quantités astronomiques de lingots, de pierres précieuses et de bijoux en localisant les débris du San José. Le butin de ce galion espagnol, qui avait fait naufrage en 1708, est aujourd'hui estimé à 17 milliards de dollars.




