[L'industrie c'est fou] L'ancien porte-avion français Foch bientôt transformé en hôtel de luxe ?

Un entrepreneur allemand, ancien membre du directoire de Lufthansa, souhaiterait transformer l'ancien porte-avions français Foch en hôtel de luxe. D'anciens membres d'équipage y verraient plutôt un musée…

 

Porte avion foch hôtel
L'aménagement de l'ex porte-avion en hôtel de luxe serait une première.

Les avions de tourisme remplaceront-ils un jour les chasseurs sur le pont du porte-avion militaire français Foch ? On en est encore loin pour l'ancien fleuron de la Marine nationale, mis à l'eau en 1963 puis revendu au Brésil il y a 20 ans, où il a servi de navire de guerre sous le nom de "Sao Paulo". Mais alors qu'il devait entamer son dernier voyage vers Turquie pour être démantelé, des associations ont alerté sur les conséquences écologiques liées aux rejets de déchets hautement polluants. L'entrepreneur Udo Stern, ancien membre du directoire de Lufthansa, propose de le transformer en hôtel de luxe, rapporte le quotidien allemand Bild.

Ville flottante

Udi Stern voit les choses en grand. Il faut dire que la taille exceptionnelle du porte-avion permet de rêver. Dans les 13 800 mètres carrés de hangar sous le poste d'équipage, l'ingénieur imagine déjà une salle de concert, un casino, des cinémas, des bars et des restaurants, pour divertir les clients qui logeront dans une des 55 cabines d'officiers que compte le Foch. 

Sur le pont, à l'emplacement des pistes d'atterrissage, l'entrepreneur imagine un golf neuf trous convertible en piste de skis l'hiver, avec des emplacements pour les taxis volants et les hélicoptères qui déposeront les clients...

Et pourquoi pas un musée ?

Mais chez les anciens membres d'équipages, le projet ne séduit pas. Depuis 2018, réunis au sein d'une association, ils soutiennent un membre de l'aéronavale brésilienne, Emerson Miura, qui défend un autre concept : convertir le Foch en musée, une mode qu'on retrouve aux Etats-Unis quand il s'agit de trouver une seconde vie au matériel militaire. Quoiqu'il en soit, hôtel, musée ou démantèlement, l'avenir du Foch ne s'écrira pas sans l'avis de son pays d'origine. "Le contrat de vente au Brésil comporte une clause de non-exportation. Il reste sa propriété jusqu'au démantèlement et ne peut être vendu à qui que ce soit et quel que soit l'usage sans un accord de la France", explique le ministère des Armées, interrogé par BFM TV.

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