Début mars, en Californie, la Nasa a, pour la première fois, déployé le télescope spatial James-Webb. Il ira étudier la formation des premières galaxies et planètes ainsi que l'origine de la vie à partir de 2021. S'ils peuvent ne pas paraître bien palpitants, ces tests de déploiement permettent aux ingénieurs de vérifier que, dans un environnement soumis à la gravité, l'appareil peut ouvrir son immense miroir de 6,5 mètres de large. De quoi garantir un bon fonctionnement dans l'espace, où la question du poids sera moins problématique.
NASA/Chris Gunn En raison de sa taille, James-Webb doit être installé plié dans sa fusée. Il lui faudra attendre de quitter notre atmosphère pour pouvoir se déployer. Pour vérifier, sur Terre, le bon déroulement de l'opération, les équipes ont dû accrocher les miroirs latéraux au plafond, afin que leur poids ne vienne pas endommager la structure.
D'autres tests doivent avoir lieu courant avril, notamment sur la Deployable Tower Assembly, structure ressemblant à un tuyau noir géant et protégeant les éléments les plus fragile de l'appareil. Cependant, à cause du Covid-19, les équipes ont été réduites, ce qui pourrait entraîner des retards. Lorsque les essais seront terminés, la Nasa prévoit d'évaluer si un lancement est toujours possible en 2021, au centre spatial de Kourou, en Guyane française. Le télescope James-Webb est issu d'un programme de développement commun, entre l'agence spatiale américaine et ses équivalentes européenne (Esa) et canadienne.



