Les gaziers français l’assurent, il leur sera possible de produire en biométhane de quoi fournir 10 % de la consommation française de gaz en 2030. Les gisements d’intrants sont suffisants. Les projets d’unités de méthanisation sont là. Restent deux obstacles à lever.
D’abord garder une place pour le chauffage au gaz dans la future réglementation environnement RE 2020 pour le bâtiment neuf, partie pour privilégier l’électricité.
Ensuite, trouver des financements alternatifs aux aides de l’État pour les nouvelles unités de production, l’enveloppe prévue n’étant pas suffisante. Sur ce point, GRDF propose d’appliquer au biogaz le concept des contrats directs de long terme entre producteurs et consommateurs, ou PPA (purchase price agreements), utilisés dans le solaire et l’éolien. Baptisé Methaneuf, son dispositif permettra de faire préfinancer l’alimentation en biogaz prévue sur quinze ans, dès la construction de bâtiments, par le promoteur. C’est le maître d’ouvrage qui financera le surcoût du biogaz. Le dispositif est en test à Nantes (Loire-Atlantique).



