L'Etat va soutenir financièrement les bassins industriels de Dunkerque et Fos-sur-mer afin qu’ils réduisent leurs émissions

Le ministre délégué chargé de l’industrie Roland Lescure a annoncé, lundi 16 janvier 2023, la création de zones industrielles bas carbone qui recevront des aides de l’Etat pour réduire leurs émissions de CO2. Sont concernées, dans un premier temps, les zones industrialo-portuaires de Dunkerque et de Fos-sur-mer qui recevront à elles deux 17 millions d'euros.

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Grand Port Maritime de Dunkerque
La zone industrialo-portuaire de Dunkerque a émis en 2019 13,8 millions de tonnes équivalent CO2, soit 21% des émissions françaises actuelles.

En visite sur le site d’ArcelorMittal à Dunkerque (Nord), lundi 16 janvier 2023, puis sur le site de Chaux et Dolomies à Réty (Pas-de-Calais) le même jour, le ministre délégué en charge de l’industrie Roland Lescure a annoncé la création de zones industrielles bas carbone (Zibac). Celles-ci recevront le soutien financier de l’Etat pour le déploiement accéléré des technologies, infrastructures et réseaux nécessaires à la décarbonation. Sont lauréates, suite à l’appel à projets Zibac mis en place dans le cadre du plan d’investissement France 2030, les zones industrialo-portuaires de Dunkerque et de Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône). Une nouvelle relève de cet appel permettra de sélectionner une dizaine de zones industrielles supplémentaires.

Plusieurs millions d’euros pour financer des études

Le projet DKarbonation, porté par le groupement d’intérêt public Euraenergie, couvre la zone industrialo-portuaire de Dunkerque, qui a émis en 2019 13,8 millions de tonnes équivalent CO2 (soit 21% des émissions françaises actuelles) et 30 partenaires publics et privés. L’Etat va lui accorder 13,6 millions d’euros pour réaliser des «études d’ingénierie et de faisabilité de décarbonation de la zone», selon un communiqué de presse du ministère chargé de l’industrie.

Porté par l’association Piicto, le projet Syrius (Synergies régénératives industrielles sud), qui rassemble, quant à lui, les principaux acteurs de la «zone de Fos - pourtour de l'Étang-de-Berre - Bassin de Gardanne» qui émet chaque année plus de 18 millions de tonnes équivalent CO2 (soit 25% des émissions industrielles), va recevoir 4 millions d’euros pour réaliser lui aussi des études. Elles «porteront sur un large panel de projets : autoroute de la chaleur, construction et intégration d’infrastructures CO2, électrification de la zone, production d’hydrogène bas carbone...», précise le communiqué.

Carte des émissions de CO2 en France en 2019Cedric Rossi 2021 / Ministère chargé de l'industrie
Carte des émissions de CO2 en France en 2019 Carte des émissions de CO2 en France en 2019

© Cédric Rossi 2021/Ministère chargé de l'industrie

«Ces projets montrent le dynamisme de ces territoires et leur engagement pionnier dans la décarbonation de l’industrie. Ils sont aussi un facteur clé de réindustrialisation verte. Demain, l’attractivité d’un territoire se mesurera à la présence des infrastructures indispensables pour l’industrie décarbonée : l’électricité, l’hydrogène, la capture de CO2» a estimé Roland Lescure. Emmanuel Macron avait fixé un objectif de division par deux des émissions industrielles françaises au cours de la prochaine décennie le 8 novembre 2022. Une ambition nécessaire pour respecter l’engagement pris avec l’Union européenne d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

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