Rikksen, spécialiste de la fabrication d’accessoires d’étanchéité, de couverture et de sécurité pour les toitures, et filiale de Soprema, a inauguré le 25 octobre sa nouvelle usine à Virey-le-Grand (Saône-et-Loire) qui résulte d’un investissement de 12 millions d’euros.
«Soprema a fait l’acquisition du foncier en février 2023 et réalisé les dépenses pour le bâti tandis que Rikksen a investi dans le process» détaille Gérard Iftissen, président de Rikksen (4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023). Neuf millions d’euros ont été investis pour construire le bâtiment en incluant les installations et 3 millions d’euros ont été dédiés aux process. «Nous avons intégré un laser tôle, un laser tube, une cintreuse, une cintreuse à main ou encore une ligne de déroulage», liste le responsable qui a lui-même imaginé la machine de roulé-soudé installée sur les nouvelles lignes de production. L’entreprise est passée de 2500 à 9000 mètres carrés de surface de production auxquels s’ajoutent 600 mètres carrés de bureaux.
Des ambitions fortes
Opérationnelle depuis avril 2024, l’usine a débuté son activité avec 17 salariés et en accueille désormais 25. Le nombre de salariés pourrait doubler dans les prochaines années pour accompagner le développement de l'entreprise. «Nous voulons devenir un acteur de référence dans nos trois domaines : la conception, la fabrication et la distribution d’accessoires de toiture et de dispositifs d’accès», insiste Gérard Iftissen.
Le dirigeant prévoit d’autres investissements pour installer une ligne de production avec de nouveaux robots de soudure, des équipements de déroulage, de poinçonnage, de pliage et de conditionnement avec laquelle il entend partir à la conquête du marché des terrasses végétalisées. «Nous aurons une ligne avec un coût compétitif et une maîtrise du prix des matières premières», assure le président de Rikksen. Il prévoit également de s’ouvrir à de nouveaux produits, comme les pare vues et les équipements de toiture.
Gérard Iftissen souhaite enfin numériser l’ensemble de ses îlots de production pour faire du «zéro papier». Il vaut aussi «former les opérateurs afin qu’ils soient polyvalents sur tous les îlots». «J’estime que nous avons encore quatre millions d’euros à engager d’ici 2027», conclut Gérard Iftissen.



