L'américain John Deere a choisi son usine d'Orléans Saran (Loiret) pour implanter une nouvelle activité de batteries à l'horizon 2024. Le leader mondial des tracteurs agricoles va investir une trentaine de millions d'euros et créer 60 emplois pour déployer cette technologie de batterie refroidi par immersion, destinée non pas à la motorisation des véhicules lourds, mais plutôt à toutes les fonctions annexes embarquées.
La filiale John Deere France, spécialisée dans les moteurs et les pièces moteur, va reconfigurer un bâtiment de stockage de 2 700 mètres carrés. La mise en service est prévue fin 2024. Une seconde phase de développement est déjà dans les cartons si le marché démarre, explique en substance Bruno Rodique, qui dirige l'usine d'Orléans Saran et ses 800 collaborateurs.
Acquisition de la technologie Kreisel
Cette décision d'implantation fait suite à l'acquisition en février 2022 par la célèbre marque jaune et verte de l’autrichien Kreisel Electric, pionnier dans le développement des batteries lithium-ion refroidies par immersion. Cette société de 180 personnes, qui conserve son autonomie, a crée une solution d'alimentation électrique, recharge rapide comprise, autour de cette nouvelle technologie, à laquelle s’intéresse aussi TotalEnergies.
John Deere veut adresser les petites motorisations, à l’instar des tracteurs tondeuses, et l'assistance électrique embarquée. «La batterie de Kreisel peut se décliner sur l'ensemble de la gamme des produits John Deere», relate Pierre Guyot, vice-président Powertrain systems du géant américain.
L'usine orléanaise de John Deere emploie 800 personnes autour de la conception et de la production de moteurs et pièces moteur pour le machinisme agricole, l'industrie, le BTP et la construction navale. Cette usine développe, fabrique et commercialise les moteurs diesel PowerTech 3, 4 et 6 cylindres de 36 à 224 kW. Elle a produit 2,5 millions de moteurs depuis sa création en 1963. John Deere entend en faire le levier de sa course vers le zéro émission carbone.



