Le papetier américain et fabricant d’emballages International Paper a obtenu, vendredi 24 janvier, le feu vert de la Commission européenne pour acquérir son rival britannique DS Smith. A une condition : l'acheteur va devoir se séparer de cinq usines européennes – une en Espagne, une au Portugal et trois en France – pour répondre aux préoccupations de la Commission européenne.
Concrétisée telle quelle, l'opération annoncée en avril 2024 pour un montant de 6,8 milliards d’euros aurait engendré une concentration défavorable à la concurrence, susceptible d'entrainer une hausse des prix, estime la Commission. Et pour cause : la fusion doit aboutir à la création d'un géant, dont le chiffre d'affaires combiné atteignait environ 25 milliards d'euros en 2023.
Trois usines normandes à céder
Les trois usines françaises sont localisées en Normandie. La première, à Saint-Armand Villages (Manche), est spécialisée dans la production de caisses, tout comme celle de Mortagne (Orne). La troisième, à Cabourg (Calvados), fabrique, elle, des plaques de carton ondulé qui sont ensuite transformées en emballage. A eux trois, les sites cumulent un effectif de 300 personnes.
Pour l’instant, aucune information n’a filtré concernant les repreneurs, qui devront recevoir l'aval de la Commission européenne. Mais l'américain veut aller vite : une fois l’approbation de Bruxelles obtenue, International paper prévoit de «finaliser l’acquisition dans les plus brefs délais», probablement fin janvier.
Avec cette acquisition, les deux acteurs, respectivement numéro quatre et numéro deux de l'industrie du papier-carton prévoient de prendre une position de leader dans le domaine des emballages renouvelables en Europe. En France le britannique compte 30 sites de production et 4000 employés tandis qu’International Paper en comptera deux une fois ses cessions effectuées.



