Huawei va-t-il fabriquer en Alsace des composants devant permettre le développement de la 5G ? La conférence de presse tenue le 27 février à Paris n’a donné aucune réponse à cette question, mais l’usine de 200 millions d’investissements et 500 emplois initiaux a bien été confirmée.
Selon des sources proches du dossier, des "visiteurs chinois" sont bien venus visiter des sites potentiels en Alsace. Et il se confirme que la région Grand Est, l’Agence d’attractivité de l’Alsace et l’Agence de développement économique (Adira) sont sur le pied de guerre pour dérouler le tapis rouge à Huawei, leur faisant notamment visiter plusieurs sites possibles dans la région strasbourgeoise.
Une usine au cœur de l’Europe
Dans un communiqué diffusé le 27 février, le géant chinois détaille son projet, insistant sur sa volonté de s’ancrer en France et au cœur de l’Europe : c’est cet argument qui donne de l’élan aux Alsaciens, qui jouent sur leur proximité géographique avec les principales régions économiques du continent.
Des terrains situés dans l’Eurométropole de Strasbourg (Bas-Rhin) ont été en particulier visités par des émissaires. Proches de l’aéroport, desservis par le tram et voisins de l’Allemagne, certains emplacements semblent avoir retenu leur attention comme au parc d’innovations de l’Eurométropole (PII). Lila Mirabet, vice-présidente de la région Grand Est, confirme que ce dossier est accompagné par les différents services concernés, mais elle reste très prudente quant à la décision finale.
L’épisode d’Elon Musk, PDG de Tesla, qui avait prononcé un plaidoyer pour l’installation d’une usine en Alsace, finalement édifiée en Allemagne, incite à la retenue. Mais la région fait valoir ses atouts en matière universitaire - avec notamment la seule école de formation aux métiers aseptiques en Europe au PII - et logistique, secteur qui s’est nettement renforcé ces dernières années.



