Une nouvelle gouvernance et un nouvel actionnariat pour le groupe familial alsacien. Le 30 avril 2025, le groupe de collecte et de tri de déchets Schroll, basé à Strasbourg (Bas-Rhin), a vendu 80% de ses parts à Remondis, un des principaux acteurs du secteur à l’international. La famille Schroll reste actionnaire à hauteur de 20%, et Pascal Schroll et Édouard Schroll, père et fils, siègent à la direction générale aux côtés de Philippe Girard, directeur général de Remondis France. La présidence de la société familiale est désormais assurée par Werner Hols, directeur général de Remondis à l’international.
La quatrième génération passe la main
L’actionnariat et la direction de l’entreprise étaient partagés, depuis 2000, entre Pascal Schroll et son frère, Vincent Schroll, représentants de la quatrième génération de l’entreprise familiale créée en 1892, à Strasbourg. Vincent Schroll a souhaité vendre l’intégralité de ses parts, ce qui a obligé l’autre partie de la famille à trouver un partenaire.
Avec Remondis, qui a réalisé 13,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024 et compte 46000 salariés dans le monde, Schroll, dont le chiffre d’affaires a atteint 156 millions d’euros, en 2024, et qui emploie 800 personnes, change de dimension. «Nous avons une activité hautement capitalistique et restons relativement petits face aux géants du secteur, souligne Édouard Schroll. L’arrivée de Remondis nous permet de jouer à armes égales et d’envisager de nouveaux investissements.»
De nouveaux services sont envisagés, en lien avec les expertises de Remondis dans le traitement des déchets électroniques et dangereux. En parallèle, l’entreprise va poursuivre, cette année, son développement en Moselle et étudie la possibilité de développer une deuxième ligne de préparation de combustibles solides de récupération (CSR). Une activité dans laquelle elle s’est lancée, il y a trois ans, avec le groupe allemand B+T pour alimenter la plateforme chimique de Chalampé (Haut-Rhin). «C’est une solution à laquelle nous croyons beaucoup, rappelle Édouard Schroll. Le nord-est de la France reste très industrialisé et implique des besoins en énergie. De plus, nous avons toujours eu à cœur de ne pas enfouir les déchets, mais de recycler la matière.»



