L'agglomération de Montbéliard investit 22 millions d'euros dans la mise à niveau de son usine de valorisation des déchets

La communauté d'agglomération de Montbéliard, Pays de Montbéliard Agglomération, s’engage à hauteur de 22 millions d’euros aux côtés de Veolia pour rénover et redimensionner son unité de valorisation énergétique. La collectivité profite de ces travaux pour optimiser la performance énergétique du site et réaliser quelques économies.

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L’unité de valorisation énergétique de Montbéliard (Doubs)
L’Unité de valorisation énergétique (UVE) de Montbéliard, construite en 1988, fait l’objet d’importants travaux de rénovation nécessitant un investissement de plus de 22 millions d'euros.

L’unité de valorisation énergétique de Montbéliard (Doubs) profite d’un investissement de 22,75 millions d’euros porté par la communauté d'agglomération Pays de Montbéliard Agglomération (PMA). Son exploitant, Veolia via sa filiale Valinea Energie, engage pour sa part 100000 euros. Les travaux visent à mettre à niveau le site construit en 1988.

«Nous en profitons pour changer les fours et le traitement de fumées», souligne Daniel Granjon, vice-président de PMA en charge de l’eau, l’assainissement et les déchets. L’investissement vise ainsi à remplacer les deux fours actuels par un nouveau four unique de 12 mètres de long pour 3,5 mètres de diamètre. Comme chacun des anciens équipements, il traitera 30000 tonnes de déchets par an. «Depuis la mise en place du tri et notre redevance d'enlèvement des ordures ménagères incitative, nous enregistrons une baisse des déchets d’au moins 20%. Les capacités des fours devenaient donc surdimensionnées», précise l’élu qui complète : «Nous avons gardé la même technique de four oscillant qui nous a pleinement donné satisfaction.»

De l’énergie et des économies

Le nouvel équipement vise également à réaliser des économies d’énergie et financières. Les deux anciens fours produisaient 100000 mégawattheures (MWh) de vapeur par an. «La moitié était envoyée sur le réseau pour alimenter la chaufferie, mais le reste était perdu. Le nouveau four fabriquera 45000MWh de vapeur dont 2500MWh serviront à l’autoconsommation et 34000MWh se destineront au réseau de chaleur, en hiver. L’été, quand le besoin est moins important, cette vapeur deviendra de l’électricité par l’intermédiaire d’un turbo alternateur», détaille Daniel Granjon. Grâce à cette technologie, la collectivité compte réaliser des économies nouvelles en diminuant sa taxe générale sur les activités polluantes. Cette redevance passera ainsi de 20 à 15 euros la tonne, soit 150000 euros d’économies annuelles.

Si le démantèlement du premier four a été engagé en début d’année 2024, les travaux se poursuivront jusqu’au premier trimestre 2025. Dans les mois à venir, un groupe électrogène, la centrale hydraulique, un nouveau convoyeur ainsi que de l’ensemble des raccordements seront installés. Le nouveau four sera mis en place cet été en passant par le toit amovible grâce à l’intervention d’une grue. Le second four sera mis à l’arrêt pour démantèlement à l’automne. «L’usine sera à l’arrêt deux à trois mois au total et les déchets seront sous-traités, explique l'élu. Après une période d’essai, le nouveau four et la ligne rénovée entreront en fonctionnement au premier trimestre 2025.»

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