Nomination

Jean-Charles Lunot, l’homme d’EDF pour gérer la fermeture de la centrale thermique de Cordemais

Nommé directeur de la centrale thermique de Cordemais, Jean-Charles Lunot prend ses fonctions dans un contexte d’arrêt programmé de la production d’électricité au charbon en 2027. Un projet porté par Framatome est évoqué par EDF pour la poursuite d’une activité industrielle.

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Jean-Charles Lunot
Jean-Charles Lunot a travaillé chez Enedis et chez EDF.

Depuis le 4 novembre, Jean-Charles Lunot, 51 ans, est le nouveau directeur de l’Unité de production de Cordemais (Loire-Atlantique), prenant la suite de Michel Durand, qui devient chargé de mission à la délégation régionale Pays-de-Loire d’EDF. Il devra gérer l’arrêt programmé de la production d’électricité de la centrale à charbon, prévu pour 2027, dans un contexte encore incertain sur l’avenir du site.

Jusqu’alors, Jean-Charles Lunot était directeur régional délégué de l’entreprise publique dans la région Centre Val-de-Loire, un poste qu’il occupait depuis 2020. Après un début de carrière chez Magneti Marelli, cet ingénieur diplômé de Polytech Tours a alterné des fonctions chez EDF et au sein du gestionnaire de réseau de transport d’électricité, devenu Enedis. Entré chez EDF comme ingénieur qualité à la Réunion, Jean-Charles Lunot devient chef d’agence Provence-Alpes Côte d’Azur chez Enedis en 2004, avant de manager les équipes commerciales, clientèles, ingénierie et raccordement d’EDF en Guadeloupe entre 2007 et 2011.

De retour dans l'Hexagone, il repasse côté gestionnaire de réseau en devenant responsable des ressources humaines de l’entreprise dans la Drôme avant de devenir responsable des ressources humaines d’EDF en Martinique entre 2013 et 2017, puis adjoint au directeur des opérations de la direction régionale d’Enedis dans le Limousin.

Une usine en sursis

«J’arrive à Cordemais à un moment particulier de son histoire. Mon engagement sera entier dans l’accompagnement individuel de nos salariés, la prise en compte de leur situation personnelle et la recherche de solutions en adéquation avec leurs projets professionnels», précise Jean-Charles Lunot.

En septembre dernier, EDF a confirmé qu’elle envisageait de ne pas poursuivre le projet de reconversion à la biomasse de la centrale thermique. «Après analyse, les conditions technico-économiques pour réaliser ce projet n'étant pas réunies, EDF ne pourra pas substituer complètement des pellets au charbon», avait alors indiqué le groupe, qui avait initié le projet Ecocombust avec Paprec. L’énergéticien avait annoncé, simultanément, son intention de créer une usine de préfabrication de tuyauteries destinées aux centrales EPR2, par l’intermédiaire de sa filiale Framatome. 80 emplois pourraient être créés dans un premier temps, avant de monter éventuellement à 200. Actuellement, la centrale de Cordemais emploie 500 personnes (salariés d’EDF et prestataires). D’après la CGT, l’arrêt de la production d’électricité menacerait un millier d’emplois directs et indirects.

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