Pour ouvrir un fichier ou effectuer un calcul, les ordinateurs stockent temporairement des données. En cas de panne subite, ces données sont effacées, ce qui est parfois préjudiciable pour certaines entreprises. Une situation peut-être bientôt évitée grâce à Anatole Lefort, qui s’intéresse depuis plus de trois ans à la mémoire dite persistante (PMEM).
Un système « très performant »
«C’est une technologie commercialisée en 2019 par Intel, qui se comporte comme la mémoire, à la différence que les données ne sont pas volatiles.» Cette technologie de rupture, parfait équilibre entre la vitesse de la mémoire et la non-volatilité du stockage, le chercheur et son équipe l’ont intégrée au langage Java. Objectif : faciliter l’utilisation de la mémoire persistante pour les concepteurs d’applications, en dissimulant sa complexité.
«La PMEM est un sujet sur lequel de nombreuses équipes se penchent. Nous, nous avons une approche qui n’impose pas de limitation en matière de passage à l’échelle sur de gros volumes de données», fait valoir le jeune ingénieur issu de Télécom SudParis. C’est lors du premier confinement qu’il a avancé à pas de géant : «Lorsque j’ai présenté mes résultats, en mai 2020, l’un de mes encadrants a sauté au plafond. C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience que mon système était très performant.» Depuis, Anatole a participé à plusieurs congrès internationaux où son travail a été salué, et espère ouvrir la mémoire persistance à d’autres champs d’usage.
Sa devise
« Patiemment progresser, sans cesser de découvrir, d’imaginer et d’essayer de nouvelles choses. »



