Construire un catamaran dont la production de déchets est réduite de 30% et le délai de livraison écourté de 20% par rapport à un procédé traditionnel, telle est la promesse de l’entreprise italienne Caracol, spécialisée dans l’impression 3D grand format, et du cabinet espagnol d’ingénierie naval V2 Group. Les deux entreprises lancent, en ce premier trimestre 2025, un catamaran de 5 mètres de long destiné à la navigation en haute mer.
«Ce bateau illustre concrètement comment les procédés avancés de fabrication additive peuvent accélérer les délais de production, minimiser le gaspillage de matériaux et permettre la création de structures et de bateaux flottants de haute qualité», indiquent Caracol et V2 Group.
Avant que le bateau puisse naviguer, un peu de travail s’est imposé. Le catamaran, d’un poids de 1200 kg a été imprimé en un seul bloc, par l’intermédiaire d’une seule opération longue de 160 heures. Une machine dotée d’une buse de 8 millimètres a extrudé du polypropylène recyclé contenant 30% de fibres de verre. Pour protéger la coque, du gelcoat, un matériau à base de résine synthétique, a été appliqué par la suite, ainsi que de la peinture. De l’extérieur, il est impossible d’imaginer que le bateau a été imprimé en 3D.
Un procédé reproductible sur d’autres productions
Afin de résoudre de potentiels écueils dus à la complexité de la forme du catamaran et aux dimensions de l’objet, plusieurs étapes préalables de paramétrage ont eu lieu. Le fait de pouvoir dupliquer ces paramètres pour d’autres produits dans le futur, et non pour une pièce unique, permet de réduire le temps de préparation des constructions suivantes et de rationaliser le flux de production.
«L'utilisation de la fabrication additive peut présenter des avantages : suppression des moules, accélération des itérations de conception et développement prochain de coques entièrement recyclables», poursuit Caracol. De quoi faciliter la production de navires sur mesure et en petites séries.




