Hydrocop va moderniser deux centrales hydroélectriques dans les Hautes-Pyrénées

Le groupe toulousain Hydrocop continue à muscler son parc de centrales hydroélectriques. Les deux centrales de Latour et de Vizens, dans les Hautes-Pyrénées, nouvellement acquises en partenariat avec Sudhydro, vont faire l'objet d'une réfection lourde, à hauteur de 6 millions d'euros.

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Centrale hydroélectrique Latour, à Lourdes (Hautes-Pyrénées).
Latour, l’une des deux centrales nouvellement acquises à Lourdes (Hautes-Pyrénées) par le groupe Hydrocop, va être entièrement modernisée.

Spécialisé dans la petite hydroélectricité, le groupe Hydrocop, dont le siège est basé à Toulouse (Haute-Garonne), prévoit d'investir 6 millions d'euros dans la modernisation des centrales de Latour et Vizens, à Lourdes, dans les Hautes-Pyrénées.

Le projet s'inscrit dans une dynamique de croissance à marche forcée. Avec un portefeuille d'une trentaine de petites centrales dans l'Hexagone, pour une capacité globale installée de 80 MW et une production annuelle de 330 GWh, Hydrocop affiche l'ambition de doubler ses capacités de production d'hydroélectricité en France d'ici 2035, en conjuguant croissance externe, modernisation du parc existant et nouvelles installations.

Coup d'envoi du chantier à Lourdes en 2021

Les deux chantiers de modernisation des centrales hydroélectriques de Latour et de Vizens, toutes deux situées sur le Gave de Pau, seront conduits de front. "Les 6 millions d'euros de travaux s'ajouteront aux 6 millions d'euros déjà injectés dans l'acquisition des deux installations", souligne Frédéric Bouvier, président d'Hydrocop. Ce rachat a été conclu en début d'été 2020 et concrétisé en partenariat avec un autre groupement d'entreprises locales de distribution (ELD), le groupe Sudhydro, basé à Lavaur, dans le Tarn, via la création d'une nouvelle société commune, baptisée Aqua 65.

A Latour, il s'agit principalement de remplacer les trois groupes Kaplan totalisant 400 kW, par un seul, beaucoup plus puissant, de 500 kW. A Vizens, l'unique groupe en fonctionnement, bridé à 400 kW, sera complété de deux nouveaux groupes Kaplan de 500 kW chacun. A l'arrivée, la puissance installée cumulée des deux usines sera portée de 0,8 MW à près de 2 MW, pour une capacité de production attendue de plus de 8 GWh/ an, contre 3,7 GWh. "Les travaux seront engagés avant l'été 2021 et s'échelonneront sur un peu plus d'une année", précise Frédéric Bouvier.

Créée en 2011 à partir du regroupement d'une quinzaine d'entreprises, dont des régies publiques et des Sociétés d'économie mixte, toutes impliquées dans la distribution et la fourniture d’électricité, Hydrocop a changé d’échelle fin 2018, avec le rachat de NEH (Nouvelles énergies hydrauliques) et de ses 19 centrales en Savoie, en l'Isère et dans les Hautes-Alpes. Le groupe, qui dispose de son propre bureau d'études et de ses équipes d'exploitation, se positionne dorénavant comme le quatrième producteur français d’hydroélectricité derrière EDF et les deux filiales d’Engie (Compagnie nationale du Rhône et Shem) et le premier producteur indépendant.

Hydrocop a réalisé 25 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2019 et emploie 41 salariés, avec des agences à Toulouse, Poitiers (où est basé le siège de son principal actionnaire, Sorégies), Goncelin (Isère) et La Bresse (Vosges).

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