Agromousquetaires veut se séparer de huit usines, 1200 salariés concernés

Agromousquetaires ne prévoit pas seulement d'investir 250 millions d'euros dans ses sites français : l'agroindustriel planifie la cession de 8 de ses 55 sites industriels français. Il doit l'annoncer à ses salariés le vendredi 23 mai. 

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Ligne de briques, Laiterie Saint-Père
8 cessions à venir chez Agromousquetaires.

On appelle cela l'art de la communication. En début de semaine, Agromousquetaires, ce groupe agroindustriel qui fournit notamment les marques distributeurs des enseignes Intermarché, a surfé sur la dynamique du sommet Choose France pour annoncer 250 millions d'euros d'investissements supplémentaires dans ses usines, notamment pour renforcer son pole viande, comme nous l'expliquions, et probablement pour acheter un acteur du négoce en bovins. 

Plus de 10% des effectifs sur la touche

Une annonce positive qui en cachait une autre, qui l'est beaucoup moins. Comme l'annoncent notamment nos confrères de LSA (une information que nous sommes en mesure de confirmer), Agromousquetaires va présenter ce vendredi 23 mai aux CSE de ses sites un plan de cession de grande ampleur, qui va concerner 1200 des 11000 salariés du groupe. 

La liste des 8 sites est publiée par LSA, des informations, là encore, que nous confirmons. Il s'agit d'activités de produits dits transformés (alors que la maison mère Les Mousquetaires a fait savoir son intention de se recentrer sur les produits bruts) et en particulier de sites qui appartiennent au pole mer. 

Pôle mer et activités diverses

Sont donc à la recherche d'un repreneur huit sites. Du côté du pôle mer, en difficulté chronique, les deux usines de découpe et d'emballage de poisson de Capitaine Houat à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et Lanester (Morbihan) S'ajoute aussi l'usine de Capitaine Cook. dédiée au surimi à Clohars-Carnoët (Finistère), dont la cession est une nouvelle fois confirmée. 

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Pour le reste, l'usine de Charmes sur Rhône (Ardèche) dite Antartic II qui conditionne riz, semoule et épice doit plier bagages. Tout comme celle de jus de fruits à Vertumnus (Oise), de pain de mie à Joué-les-Tours (Indre-et-Loire), et les deux sites de fleurs coupées de Rezé (Loire-Atlantique) et Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire). Une liste qui s'ajoute à l'usine Sveltic (Ille-et-Vilaine) dont la cession a déjà été actée en 2024. Elle a été rachetée par le belge What's cooking.

9 sites en moins en deux ans

En deux ans, Agromousquetaires va donc voir fondre son empreinte industrielle en France, passant de 56 à 47 usines. Une stratégie qui fait de la casse. Le groupe, qui réalise un peu plus de 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, s'est portant fixé l'objectif en 2024 d'atteindre 6 milliards d'euros en cinq ans

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