Depuis ce début d’année 2021, Honor, une ancienne marque de smartphones de Huawei, vole de ses propres ailes en tant que société indépendante détenue par un consortium de 30 distributeurs et investisseurs chinois. Mais en s’en séparant, Huawei n’a résolu qu’à moitié son problème dans son activité grand public. L’avenir du reste de ses smartphones est toujours en question.
Huawei à court de cartes...
Le géant chinois des télécoms plaçait ses espoirs dans le changement d’administration américaine. Les premiers signaux envoyés par Washington sont pour le moins décevants. Non seulement l’administration Biden a choisi de reconduire la ligne dure de Donald Trump contre la Chine, mais elle cherche aussi à entraîner dans cette stratégie les alliés des Etats-Unis.
" L'activité restante de Huawei dans les smartphones est confrontée à d'énormes incertitudes, plus que le nouveau Honor, estime Yiwen Wu, analyste au cabinet Strategy Analytics. Le scénario le plus probable de notre point de vue est que les sanctions américaines contre Huawei se poursuivront et que Huawei sera à court de toutes les cartes et sera contraint de vendre l'ensemble de son activité dans les smartphones à un nouveau consortium. Cela aidera la nouvelle société à contourner l’embargo américain et Huawei à se débarrasser des responsabilités envers les employés et les partenaires commerciaux et à obtenir un revenu supplémentaire en numéraire. "

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L'avenir d'Harmony OS en question
Le temps presse. Car faute d’accès aux puces vitales à ses produits, Huawei ne pourra plus produire assez de smartphones pour rester compétitif sur le marché. Ses ventes dégringolent déjà. Au quatrième trimestre 2020, Huawei, qui avait l’habitude d’occuper auparavant la deuxième marche du podium derrière Samsung, est tombé à la sixième place selon les cabinets Canalys et Counterpoint. Et encore, ses chiffres de ventes incluaient encore la marque Honor qui représentait environ le tiers de ses expéditions totales.
Huawei n’a guère le choix. S’il veut sauver le reste de ses smartphones de la mort, il doit se résoudre à la vente. Mais cette option n’est pas sans embuches. " Si elle se concrétise, il sera plus compliqué pour la société qui naitra de cette opération de s’imposer sur le marché que pour Honor, prédit l’analyste de Strategy Analytics. L'avenir de la plateforme Harmony OS et des services mobiles de Huawei restera un grand point d'interrogation. " Sans parler des problèmes de chaine logistique ou d’accès aux applications mobiles de Google pour les marchés en dehors de la Chine.



