Hermès poursuit son implantation en Nouvelle-Aquitaine avec deux nouvelles maroquineries et 500 emplois à la clé d’ici à quatre ans. Cette fois, c’est à l’Isle-d’Espagnac (Charente), et à Loupes (Gironde), que le spécialiste du luxe va construire deux manufactures. La première, en Charente, sera opérationnelle en 2025 et la deuxième, en Gironde, en 2026.
Déjà présente à Nontron (Dordogne), Montbron (Charente) Saint-Junien (Haute-Vienne) et Saint-Vincent-de-Paul (Gironde), l’entreprise choisit donc une fois de plus de s’étendre en Nouvelle-Aquitaine, où les collectivités publiques s’investissent particulièrement pour l’aider à faire face à sa principale problématique : le recrutement. Celui du site de la maroquinerie de Guyenne, par exemple, à Saint-Vincent-de-Paul en très proche banlieue bordelaise, avait été difficile.
Deux écoles à court terme
« Hermès confirme ses engagements dans l’éducation et la formation », écrit le groupe dans un communiqué. « Dans un esprit de compagnonnage qui met au cœur la transmission des savoir-faire et la culture artisanale, le site de L’Isle-d’Espagnac s’appuiera sur l’expertise des équipes des maroquineries de Nontron, de Montbron et de la ganterie-maroquinerie de Saint-Junien. Le site de Loupes bénéficiera de la proximité des artisans expérimentés de la maroquinerie de Guyenne, implantée sur le territoire girondin depuis 2020 » ajoute le groupe de luxe.
Mais Hermès entend aller plus loin en ouvrant sa propre structure, afin de compter sur des ouvriers aptes à répondre à ses besoins spécifiques. « L’école Hermès des savoir-faire, centre de formation d’apprentis agréé par l’Éducation nationale, se déploiera en septembre 2022 à Montbron et, début 2023, à la Maroquinerie de Guyenne. L’école forme les apprentis à un métier durable fondé sur les savoir-faire maroquiniers d’excellence de la maison », précise le groupe.
Depuis 2010, Hermès a ouvert neuf maroquineries en France et emploie plus de 4 300 artisans selliers-maroquiniers.



