Ouverte en janvier 2023, la manufacture de la Sormonne a été officiellement inaugurée vendredi 12 mai. La deuxième maroquinerie ardennaise de la marque de luxe Hermès s'étend sur une superficie globale de 11 hectares et comprend un bâtiment de 5 700 m². Parmi les 80 artisans qu'elle accueille actuellement, une cinquantaine ont été formés durant 18 mois au sein de l’Ecole Hermès des savoir-faire du pôle maroquinerie des Ardennes.
A l’horizon 2025, cette deuxième manufacture emploiera 300 employés, en tenant compte des collaborateurs exerçant dans des fonctions administratives, d’encadrement, de logistique et de ressources humaines. Au sein d’un cadre à forte structure bois, les 260 futurs artisans-maroquiniers, dont une grande majorité sont en reconversion et disposent donc déjà d’une expérience professionnelle, confectionneront une grande variété de sacs à main. Ils fabriqueront notamment des modèles Kelly, Birkin, Constance, 24X24 et Lindy.
«Nous donnons beaucoup d’importance au fait de ne pas dépasser les 250 à 260 artisans dans nos maroquineries. Cela nous permet de garder une taille familiale grâce à laquelle tout le monde se connaît et où toutes les personnes sont accessibles. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons préféré créer un second site de production plutôt que d’agrandir le premier. Et il était légitime de confier la transmission de nos savoir-faire aux artisans de la maroquinerie des Ardennes», a précisé le directeur général du pôle artisanal sellerie-maroquinerie, Emmanuel Pommier, en rappelant la présence d’Hermès dans les Ardennes depuis 2001.
La 22ème maroquinerie française du groupe
Emmanuel Pommier, aux côtés de Pierre Pezerat, directeur du pôle maroquinier ardennais et de l’école de formation, et d’El Houssaine Driouch, un ex-cadre de production dans l’automobile devenu directeur de la maroquinerie de la Sormonne après avoir préalablement ouvert et dirigé l’école de formation du Val-de-Vence, ont présenté dès le 11 avril aux médias locaux les trois premiers des huit ateliers de production.
Cette 22ème maroquinerie du géant du luxe sur le territoire français suit le modèle artisanal cher à la marque, en faisant appel à une architecture novatrice. De larges baies vitrées ouvertes font la part belle à la lumière et s’intègrent à l’environnement naturel. «Toutes nos manufactures sont implantées de manière à bénéficier de la lumière du nord afin d’offrir des conditions de travail optimales pour nos artisans», précise Emmanuel Pommier.
Un bâtiment labellisé E4C2
Grâce à l’implantation de 1 900 m² de panneaux photovoltaïques sur la toiture et au recours à la géothermie pour le chauffage, l’ensemble officiellement labellisé E4C2, bâtiment à énergie positive, devrait produire au moins autant d’énergie qu’il en consommera. Il s’inscrit en tout cas dans une démarche de développement durable et de respect de la biodiversité locale puisque 4 000 arbres et arbustes ont été plantés dans les environs. Après cette deuxième unité, une troisième verra le jour en 2027 à Charleville-Mézières. Hermès a cette fois choisi de reconvertir la friche industrielle Deville.



