Gen-Hy va produire des électrolyseurs 100% made in France dans le Doubs dès 2023

Seul fabricant de membranes d’électrolyseurs en France, Gen-Hy va investir 15 millions d’euros dans une usine robotisée à Montbéliard dans le Doubs.

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Projet d'usine d'électrolyseurs Gen-hy à Montbéliard
Avec l'aide de l'agglomération de Montbéliard, qui construira le bâtiment, Gen-Hy va industrialiser la production de ses électrolyseurs dès 2023.

Pour équiper ses gigafactories d’hydrogène bas carbone, la France peut compter sur un cinquième fabricant d’électrolyseurs. Après McPhy, Elogen, John Cockerill et Genvia, le spin-off de la société FlexFuel Energy Development, Gen-Hy, annonce la construction d’une usine de 8 000 m2 sur la zone d’activité Technoland 2 du Pays de Montbéliard (Doubs), en Bourgogne-Franche-Comté. L’entreprise y investira 15 millions d’euros, hors immobilier. C’est la société d'économie mixte locale qui prendra en charge la construction du bâtiment, à énergie positive.

Gen-Hy a développé une technologie de membrane à échange d’anion (AEM) qui combine les avantages des deux principales technologies d’électrolyseurs actuels du marché, alcaline et à échange de protons (PEM). Une ligne de production préindustrielle, inaugurée en décembre 2021 à Orly (Val-de-Marne), entrera en production commerciale en septembre. La livraison des électrolyseurs à un premier client est prévue début 2023.  Elle fait de Gen-Hy le premier et seul producteur de membranes d’électrolyseurs en France. Cette installation pilote lui a permis de développer les robots nécessaires à l’automatisation de sa future usine.

Une première ligne de 30 MW automatisée

Contrairement à l’usine d’Orly, qui ne produit que les membranes et les stacks, l’usine de Montbéliard, entièrement automatisée, construira des électrolyseurs entiers. « On va faire des systèmes qui vont s’emboîter les uns aux autres », explique Sébastien Le Pollès, président de Gen-Hy. Un projet que la société ne mènera pas seule. « Notre faiblesse, c’est l’industrialisation. Nous n’avons jamais construit d’usine. Nous travaillons donc avec Eiffage Énergies Systèmes à l’automatisation de la production de la membrane jusqu’à la mise en conteneur et à la mise en place de la première ligne de production d’une capacité de 30 MW par an », convient l’entrepreneur.

L’entreprise, propose une gamme d’électrolyseurs de 50 kW à 1 MW, destinés autant à la mobilité, à l’industrie qu’à la production d’hydrogène d’éoliennes et de parcs solaires. L’usine va créer 120 emplois d’ici à 2025. L’unité pilote d’Orly, elle, « va rester un grand laboratoire pour tester les futures unités de production », insiste le dirigeant. Pour financer son développement, Gen-Hy prépare une levée de fonds.

Plusieurs dossiers de subventions ont également été déposés, mais Sébastien Le Pollès n’attend pas après eux pour avancer. Mais ces subventions pourraient changer la donne. « Cela modifiera de manière importante l’entrée au capital de fonds d’investissement, mais il est prématuré d’en parler », explique le dirigeant. Après les 15 premiers projets hydrogène industriels soutenus par l’Etat avec l’autorisation de l’Europe, dévoilés en mars, deux nouvelles vagues de dossiers sont à l’étude par le gouvernement. Les réponses sont attendues pour juin.

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