350 salariés devraient être recrutés par Framatome dans le département de la Saône-et-Loire en 2021. Dans l’usine de Saint-Marcel qui compte 950 salariés, après 61 recrutements en CDI en 2020, le site devrait engager 80 personnes en 2021.
La démarche vise à accompagner la montée en puissance de la fabrication des composants du projet d’EPR d’Hinkley Point C au Royaume-Uni ainsi que la fabrication de composants de remplacement pour le parc nucléaire français et pour l’export. Les profils concernés porteront sur la production principalement autour des métiers de chaudronniers, soudeurs, contrôleurs non destructifs, usineurs, et au sein des équipes d’ingénierie. Le site de Chalon-sur-Saône, dédié aux services concernant la maintenance des sites nucléaires et l’installation de composants avec 1 200 salariés, devrait lui effectuer plus de 214 recrutements, notamment des techniciens d’intervention sur site nucléaire.
Le Creusot mobilisé
A côté du projet d’EPR au Royaume-Uni, qui représente 80 % de l'activité actuelle de son activité, l’usine du Creusot (Saône-et-Loire) doit également répondre à d’autres projets. En lançant, en octobre 2020, sa nouvelle marque Framatome Défense destinée à promouvoir ses activités dans le secteur, Framatome (3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019), a en effet mis Le Creusot et ses 360 salariés au cœur de sa stratégie. Outre des pièces forgées ou moulées pour le nucléaire civil, l’usine conçoit des ébauches pour les chaudières embarquées de la propulsion nucléaire, des réacteurs utilisés dans la défense navale. D’ailleurs, le futur porte-avion français, prévu pour 2038, sera équipé de cette nouvelle génération de réacteurs, confortant la contribution industrielle de Framatome à la défense.
Parallèlement, l’usine du Creusot a démarré les opérations de forgeage sur une première virole destinée à la fabrication d’une série de générateurs de vapeur de remplacement pour le parc nucléaire français. Pour répondre à cette montée en puissance globale de l’activité, l’usine du Creusot a investi 23 millions d’euros dans son outil industriel et recruté plus de 100 personnes entre 2018 et 2020 et prévoit de recruter 31 personnes sur les métiers de l’usinage, du contrôle non-destructifs, mais aussi de l’ingénierie en 2021.



