Nextis, entreprise située à Demigny (71) qui conçoit et fabrique des produits en thermoplastiques, a profité du salon FIP pour présenter un nouveau matériau thermoplastique dont la marque a été déposée, N’écoFlex.
Pour l’occasion, la PME de Saône-et-Loire avait choisi d’extruder-souffler des flasques avec un insert surmoulé selon un procédé breveté. Loin d’être un gadget, cette gourde souple à la fois compactable et recyclable a nécessité quatre années de travail.
Contact alimentaire
« En réponse à une réelle attente du marché, nous avons développé un compound polyoléfine souple innovant, intégrable dans la filière de recyclage existante (poubelle jaune), sous conditions de design produit », précise Arnaud Perret, responsable chargé d’affaires chez Nextis.
Nextis Avantages de cette formulation : rendu souple avec mémoire de forme, transparence et possibilité de coloration. Le compound est apte au contact alimentaire et dispose d’une forte résistance chimique. Il est utilisable si besoin pour des applications médicales et transformable par plusieurs procédés, à savoir l’injection, l’extrusion et l’extrusion-soufflage.
Nextis ACV
Les recherches de l’entreprise débutent en 2016, pour répondre à une demande d’un client qui souhaite faire fabriquer une gourde souple avec film en TPU. Nextis travaille alors sur un produit en TPU soufflé avec surmoulage d’insert. Mais la gourde, au corps souple et au col rigide, qui remplit bien les fonctions initialement requises, bénéficie d’une ACV insuffisamment vertueuse, le film provenant d’Asie.
« Le recyclage était un gros point noir. Nous avons donc décidé de travailler sur un compound polyoléfine souple détecté par les flux de recyclage », précise Arnaud Perret. Grâce à cette base de PP, la gourde à mémoire de forme devient recyclable tout en bénéficiant des propriétés de la matière utilisée et de la possibilité d’être marquée au laser UV.
Expert dans la transformation des plastiques depuis plus de 30 ans, Nextis fabrique 12 millions de mètres linéaires de tubes pneumatiques en polyuréthane et transforme 700 tonnes de matière thermoplastique par an. Durant la pandémie, l’entreprise de moins de 50 salariés avait été réquisitionnée par le gouvernement pour fabriquer en 6 mois plus de 10 000 respirateurs de réanimation.



