Le tribunal de commerce de Brest a prononcé, mardi 5 novembre 2024, la mise en redressement judiciaire de Meunier SA, filiale du Groupe Meunier industries, pour une période de six mois, renouvelable une fois. Fondé en 1934, le groupe est spécialisé dans la maintenance industrielle et navale. Sa filiale, qui emploie 148 salariés répartis sur deux sites à Bruz en Ille-et-Vilaine et à Brest, dans le Finistère, est victime de la récession du marché automobile.
Une baisse de commandes de Renault et de Stellantis
Confronté à des difficultés financières il y a deux ans, le groupe avait été recapitalisé par le fonds d’investissement Breizh Rebond à hauteur de 2,8 millions d’euros. Depuis, la situation s’était améliorée. En 2023, il a réalisé un chiffre d’affaires de près de 43 millions d'euros (en hausse de 21% par rapport à 2022) avec un résultat à l’équilibre, pour la première fois depuis six ans.
Seule ombre au tableau : Meunier SA. Alors qu’il «s’est renforcé sur ses activités historiques, Défense, Navale, Industries (site de Brest), Navale (site de Nantes) et Biens d’équipements (site de Clermont-Ferrand) qui se redressent progressivement et bénéficient d’une dynamique commerciale bien engagée, a contrario, l’activité automobile (site de Bruz) s’est fortement dégradée depuis un an», indique Meunier Industries. Le site de Bruz, en particulier, a perdu de nombreuses commandes de ses plus gros clients, Stellantis et Renault. «Nous avons enregistré 50% de commandes en moins de ce qui était prévu pour 2024», explique Vincent Pouteau, le président de Meunier Industries au Télégramme. Un CSE se tient vendredi 8 novembre à Bruz.



