Fabrication additive : les trois grands défis à relever

Economie circulaire, IA ou formation, l’impression 3D plastique a de beaux jours devant elle mais doit gagner en maturité sur de nombreux enjeux. Des thématiques cruciales pour l’avenir de la filière qui donneront lieu à des conférences spécifiques lors du prochain salon 3D Print Lyon organisé du 3 au 5 juin 2025.

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3d filament
De plus en plus de matériaux destinés à l’impression 3D adoptent des caractéristiques écoresponsables.

L’impression 3D polymère se démocratise d’année en année dans l’industrie. Il reste cependant, pour cette jeune technologie, encore de nombreux défis à relever. Parmi eux, trois se distinguent particulièrement : le développement durable, l’intelligence artificielle (IA) et la formation. 

“ La fabrication additive réduit significativement l’impact environnemental par rapport aux moyens traditionnels de fabrication. La technologie par dépôt de fil fondu est celle qui engendre le moins d’impact écologique. Elle nécessite en effet peu ou pas de post-traitement, génère très peu de déchets, tandis qu’aucun produit chimique n’est requis dans le processus”, explique Stéphanie Collot, la directrice du salon 3D Print Lyon dont l’édition 2025 se tient du 3 au 5 juin au sein du hall 7 d’Eurexpo.

À noter que le choix des matériaux joue également un rôle prédominant. “De plus en plus de matériaux destinés à l’impression 3D adoptent des caractéristiques écoresponsables, notamment les filaments utilisés pour le dépôt de fil fondu. Les chimistes travaillent activement sur le recyclage des plastiques industriels et sur la recyclabilité des filaments produits. Cette démarche représente un enjeu majeur pour l’avenir de la filière”, précise Stéphanie Collot. 

Rendez-vous à 3D Print Lyon

Autre enjeu de taille : l’IA, qui offre la possibilité d'améliorer tous les aspects du processus d’impression 3D. “Lors de la phase de conception par exemple, les algorithmes d’IA sont capables d’optimiser les structures afin d’améliorer la résistance, de réduire le poids et de répondre à des exigences de performance spécifiques. L’IA permet aussi notamment de prévenir les défaillances des machines et constitue un excellent outil pour automatiser et optimiser les opérations de post-traitement”, ajoute la directrice de 3D Print. 

La formation, enfin, demeure un enjeu crucial pour surmonter le défi de la pénurie de professionnels formés.

“Au cours du salon, plusieurs conférences aborderont ces différents sujets : Économie circulaire : découvrez des initiatives vertueuses lancées en impression 3D ; Matériaux: panorama complet pour gagner en performance et durabilité ; IA : vers une fabrication additive optimisée et autonome ; Maintenance : comment la fabrication additive permet d’avoir une approche « on-demand » ?, et, enfin, Formation : comment préparer les compétences de demain pour l’industrie 4.0 ?”, détaille la directrice d'un salon qui proposera par ailleurs pour la première fois des parcours thématiques (Aéronautique, Automobile, Santé et médical ainsi que Sports et loisirs) et des espaces de  démonstration interactifs (3D Soft & Scan, Materials Corner et Workshops) ou encore de mise en relation entre donneurs d’ordres et exposants (Business Connect).  

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