ExxonMobil a franchi une étape majeure pour la réduction des émissions de CO2 du vapocraquage, grâce à une nouvelle technologie de brûleurs à hydrogène pour ses fours de craquage. C’est dans son usine de Baytown Olefins Plant, aux États-Unis, que l’entreprise a réussi à faire cette démonstration. Pour la première fois à échelle industrielle, des brûleurs ont pu fonctionner avec un carburant composé jusqu’à 100 % d’hydrogène, réduisant les émissions directes de CO2 de 90 %.
La production d’oléfines est connue pour être particulièrement difficile à décarboner, nécessitant des températures supérieures à 1 000°C dans les fours. Mais avec ces nouveaux brûleurs, ExxonMobil prouve qu’il est possible de réduire considérablement l’empreinte carbone de ce processus.
Depuis décembre, des tests commerciaux ont été réalisés avec un mélange contenant 98 % d’hydrogène, le maximum disponible actuellement sur le site. Les résultats sont prometteurs : l’éthylène et les autres oléfines produits sont identiques à ceux obtenus via des méthodes traditionnelles.
ExxonMobil prévoit désormais d’équiper d’autres fours de craquage avec ces brûleurs, à Baytown, et de construire une unité capable de produire jusqu’à 28 millions de m3 d’hydrogène par jour. Un hydrogène produit par reformage du méthane mais dont 98 % des émissions de CO2 associées seraient captées.
Ce succès ouvre la voie à une adoption plus large de l’hydrogène dans l’industrie chimique.



