Adieu diesels de secours et groupes électrogènes. Le bureau d’études malouin Eodev, né pour industrialiser les technologies testées par le catamaran laboratoire zéro émission Energy Observer, sort un groupe électro-hydrogène éco-conçu pour conquérir les marchés de l’événementiel, de l’industrie et du transport maritime.
Pour sa première sortie publique, le 25 mai, le GEH2 a éclairé la tour Eiffel. Début juin, il alimentait une tente VIP du circuit automobile du Castellet (Var). Les premiers exemplaires de série d’une puissance de 100 kilovoltampères iront alimenter cet été des bateaux de Corsica Ferry.
La production en série dans l’usine Eneria du groupe Monnoyeur, actionnaire d’Eodev, à Montlhéry (Essonne), commencera en octobre. La ligne d’assemblage aura dès 2022 une capacité de 200 unités par an, qui pourra être portée à 800. Si la pile à combustible est fournie par Toyota, avec un cœur produit au Japon et un assemblage final en Belgique, l’électronique de puissance et de sécurité, la batterie et le système refroidissement sont développés et produits par Eodev et sa filiale Eve System, à Lyon (Rhône).
Avec une obsession, pousser le plus loin possible la durabilité et la recyclabilité du produit. Le capotage est fabriqué en France, en PET recyclé et en résine de fibre de lin biosourcée. La technologie de refroidissement « autorise une utilisation jusqu’à 40 °C », indique Jérémie Lagarrigue, le directeur général d’Eodev, et la pile a « une espérance de vie de 30 000 heures, contre la moitié pour un diesel ».
Sans parler du faible bruit, moins de 65 décibels à un mètre. Autant d’atouts qui justifient l’investissement. Face au diesel, l’argument zéro émission seul risquait de ne pas suffire.



