En retard sur le cloud, Atos affiche des résultats en demi-teinte

Le géant de l'informatique Atos a enregistré une perte nette de 129 millions d'euros au premier semestre 2021. Pour développer ses activités cloud, digital, sécurité et décarbonation, le groupe français prévoit de vendre des activités représentant jusqu'à 20 % de son chiffre d'affaires.

Dès le 12 juillet, Atos avait prévenu les investisseurs qu'il faudrait encore attendre pour renouer avec la croissance. La confirmation a eu lieu mardi 27 juillet, à l'occasion de la publication des résultats semestriels. L'expert en transformation numérique a fait état d'une baisse de son chiffre d'affaires de 1 % à taux de change constants, à 5,242 milliards d'euros (-2,7 % en organique), et d'une baisse de sa marge opérationnelle à 5,6 % contre 7,8 % au premier semestre 2020. Ainsi, le groupe français enregistre une perte nette de 129 millions d'euros de janvier à juin.

Evoquant une « année de transition », Atos a confirmé son objectif d'une croissance stable de son chiffre d'affaires pour 2021, au lieu d'une hausse de 3,5 à 4% précédemment visée. « Cette alerte souligne le besoin qu'a Atos de se transformer. Il faut radicalement, rapidement et très profondément, transformer le groupe », a déclaré le directeur général Elie Girard dans une interview aux Echos.

Un plan de départ en Allemagne

L'accent sera mis sur quatre secteurs : le digital, la sécurité, la décarbonation et surtout le cloud. Sur ce dernier point, l'entreprise accuse un sérieux retard sur ses concurrents, qui ont su tirer parti de la migration numérique massive engendrée par l'épidémie de Covid-19. Pour accélérer sur ces sujets, Atos prévoit de vendre des activités représentant un périmètre total d'environ 20 % de son chiffre d'affaires.

Le groupe a également annoncé la conclusion d'un accord avec le syndicat IG Metall pour un plan de départ d'environ 1 300 salariés dans ses activités d'infrastructures classiques en Allemagne, pays où il emploie 10 000 salariés, sur un effectif global de 105 000 employés. Atos en a profité pour déclarer qu'un examen comptable détaillé, effectué après l'annonce en avril de la découverte de « faiblesses de contrôle interne » dans deux filiales aux Etats-Unis, n'avait pas révélé d' « anomalie matérielle ».

Avec Reuters (Jean-Stéphane Brosse)

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