Les difficultés des transports à hydrogène font une victime. L’entreprise Safra S.A, basée à Albi (Tarn), a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d’Albi le 4 février. Trois mois plus tôt, en novembre, c’est la holding du groupe Safra qui avait annoncé son placement en redressement, après celui de la filiale Safra Agencement en octobre.
«Discussions en cours avec des investisseurs»
Vincent Lemaire, président du directoire de Safra S.A, évoque dans un communiqué une «situation difficile pour l’ensemble de nos parties prenantes», mais qui «ne signifie en aucun cas la fin de notre entreprise». Il assure que cette procédure doit permettre à l’entreprise de se «restructurer» et de «repartir sur des bases plus solides».
«Les discussions en cours avec des investisseurs sont porteuses d’espoir et nous permettent d’envisager un avenir plus serein», poursuit-il. L’entreprise (174 salariés, 14 millions d’euros de chiffre d'affaires en 2022) est en effet depuis plusieurs mois en discussions avec un consortium financier asiatique.
Créée en 1955, Safra s’est spécialisée dans la mobilité à hydrogène, notamment pour les services dédiés aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM). Des bus Safra, notamment les modèles Businova puis Hycity, sont ainsi entrés en circulation dans plusieurs communes, telles qu’Albi, Versailles, Auxerre et Pau, ainsi qu’à l’aéroport Toulouse Blagnac.
La région Occitanie a également misé sur cette mobilité décarbonée, avec le rétrofit de 15 autocars roulants au diesel en autocars à hydrogène avec pile à combustible.



