L'industrie des transports n'échappera pas à la transition électrique, pas même sur le marché des voitures sans permis. Le groupe Ligier, numéro un du secteur en Europe, a souhaité embrasser cette transformation, en commercialisant dès le mois de mai son premier véhicule à batteries. Annoncé en septembre et baptisé Myli, ce quadricycle se présente implicitement comme une alternative premium à l'Ami de Citroën, fer de lance de ce segment prometteur.
Ligier Doté d'un design similaire à celui des SUV, la Myli compte d'abord séduire ses clients grâce à ses équipements diversifiés. Siège chauffant, écran tactile de 10 pouces, climatisation, coffre généreux, personnalisation des couleurs, direction assistée et caméra de recul... Tout semble fait pour améliorer le confort du conducteur et de son éventuel passager. En fonction du nombre de batteries, son autonomie varie quant à elle de 63 à 192 kilomètres. Une performance qui se paye : l'entrée de gamme sera vendue 12 500 euros et la finition la plus élevée grimpera jusqu'à 17 100 euros. De son côté, l'Ami doit faire le plein tous les 75 kilomètres, mais la version la plus abordable est affichée à moins de 8 000 euros.
Un modèle fabriqué en Vendée
Si la cible principale de ces voiturettes reste les adolescents (limitée à 45 km/h, la Myli peut se conduire à partir de 14 ans avec le permis AM), ce positionnement premium pourrait égaler convaincre les cadres et les seniors qui ne peuvent se reposer sur un réseau de transport public performant. Une diversification qui devrait accentuer l'essor des voitures sans permis, qui ont représenté 22 500 immatriculations en France en 2022, contre 13 400 en 2019. De nombreux constructeurs spécialisés (Microlino, Aixam, Xev) étaient d'ailleurs présents lors du dernier Mondial de l'Auto pour présenter leurs nouveautés.
Fort d'un chiffre d'affaires de 192 millions d'euros en 2022 (+9% sur un an), Ligier entend bien continuer à surfer sur cette vague. En 2023, le groupe prévoit d'écouler 2 000 exemplaires de sa Myli, fabriquée dans son usine de Boufféré (Vendée). «Plus besoin d’expliquer au grand public l’intérêt de l’électrique. Mais il faut être à l’avant-garde, à l’écoute de la demande. Dès 2024, nous estimons qu’au moins un tiers de nos véhicules vendus seront électriques», prédisait François Ligier, PDG du groupe et petit-fils du fondateur, à L'Usine Nouvelle en septembre.



