C'est le nouvel outil des chercheurs de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) en Méditerranée. UlyX, cinquième robot amphibie de l'organisme public, aura pour mission de les épauler dans leurs travaux de surveillance et d'étude des fonds marins. Bardé de nombreux capteurs et d'appareils photo haute résolution, le sous-marin autonome a une capacité de plongée de 6 000 mètres.
"Le travail de plusieurs robots en une plongée"
Construit par des industriels en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Ulyx a bénéficié de financements régionaux et gouvernementaux, ainsi que de fonds issus du programme européen Feder. Il appartient au cercle fermé des AUV (Autonomous Underwater Vehicle), capables de réaliser des plongées sans lien physique avec le navire de surface. Lors de ses missions, qui doivent commencer à la fin de l'année 2020, UlyX effectuera entre autres des repérages préliminaires à des investigations plus précises menées par des engins comme le Nautile (sous-marin habitable) et le Victor 6000 (sous-marin téléopéré).
"UlyX doit permet d'augmenter considérablement le champ d’exploration possible, en plongeant à plus de 6000 mètres en autonomie durant 24 à 48 heures, soit deux fois plus que nos autres AUV, indique l'Ifremer. Avec tous les outils dont il dispose, UlyX va faire le travail de plusieurs robots en une plongée."
Ifremer Construit par des industriels en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Ulyx appartient au cercle fermé des AUV (Autonomous Underwater Vehicle), capables de réaliser des plongées sans lien physique avec le navire de surface.
Mesurer, photographier, cartographier
UlyX est équipé d'instruments de cartographie acoustiques pour l’observation à grande échelle, tels le sondeur multifaisceaux, le sonar d’imagerie SAS (sonar à antenne synthétique) et le sondeur de sédiment. Il possède un appareil photo numérique à forte sensibilité avec un flash puissant et un profileur laser, permettant de relever une vérité de terrain visuelle en trois dimensions. A cela s'ajoute un ensemble de capteurs destinés à mesurer des paramètres physiques et chimiques de l'eau, des concentrations de méthane ou d’oxygène, de l’acidité... Et même de détecter des anomalies du champ magnétique. À terme il pourra aussi réaliser des prélèvements d’eau qui seront ensuite analysés en laboratoire.
Ses capacités de cartographie ont été considérablement augmentées par rapport à ses équivalents, pour atteindre 50 km² durant des missions de 48 heures, grâce aux 28KWh stockés dans ses batteries. "La nouveauté, c’est aussi qu’il peut ralentir pour gérer une navigation en point fixe ou stationnaire. Il est ainsi capable d’une observation multi-échelles : il sait à la fois voir de loin, et étudier de près avec une résolution de l’image proche de celle de l’œil humain grâce à l’appareil photo haute-résolution développé par les équipes nos équipes, explique l'Institut. En plan large, il peut quadriller une vaste zone et zoomer sur un détail intéressant en adoptant le mode de navigation approprié au capteur sélectionné."
L’objectif est à terme de développer des algorithmes d’intelligence artificielle pour orienter UlyX lors des campagnes sur des recherches spécifiques, dans les domaines de la géologie ou de la biologie par exemple.



