Le site jurassien de Solvay doit atteindre, après ce réinvestissement de 300 millions d'euros, une capacité de production de 35 000 tonnes par an, dès la fin 2023, de ce polymère utilisé comme liant et revêtement de séparation dans les batteries lithium-ion. Ses caractéristiques lui permettent à la fois de renforcer la sécurité des batteries et d’augmenter leur densité énergétique. L’objectif de Solvay est de muscler ses positions sur ce segment pour accompagner l’essor de la production de véhicules hybrides et électriques en Europe, avec des gigafactories qui se multiplient sur le continent, comme celle annoncée récemment par Verkor près de Dunkerque.
Seul à produire le PVDF en Europe, Tavaux deviendra dans deux ans le plus grand site de Solvay au monde, devant ses deux complexes aux États-Unis et en Chine. Le projet doit aussi contribuer à gonfler les ventes de matériaux pour l’automobile du groupe belge, de 800 millions d’euros aujourd’hui à 2,5 milliards d’ici à 2030. Une division qui comprend aussi des composites pour l’allégement et des spécialités chimiques pour réduire la résistance de roulement et améliorer l’efficacité énergétique.

Vous lisez un article publié dans le numéro 3704 de L'Usine Nouvelle - Mars 2022



