Va-t-on déboucher sur un compromis, dont les Allemands ont le secret, ou sur un blocage ? C’est dans un contexte très tendu que débutent le mercredi 25 septembre les négociations collectives entre Volkswagen et le puissant syndicat IG Metall. Les deux parties doivent s’entendre sur les nouvelles grilles tarifaires, et plus largement sur l’avenir des salariés et des sites allemands depuis que le constructeur automobile a annoncé début septembre que sa cure d’austérité pourrait se traduire par des fermetures d’usines.
Volkswagen et IG Metall devront aussi mettre sur la table la garantie de l'emploi en vigueur depuis 1994, mais récemment dénoncée par VW ou encore la reprise des apprentis et la rémunération des intérimaires. Pour le groupe de Wolfsburg, l'objectif est de parvenir à un accord global sur les investissements et les conventions collectives cette année, faute de quoi des licenciements secs seraient à craindre.
truncate
C’est pourquoi, avant même le début des discussions, il a cherché à amadouer ses salariés en distribuant des tracts dans six de ses 13 usines outre-Rhin. «Nous devons augmenter la productivité et réduire nos coûts de travail», peut-on lire sur le document qui ne contient aucune autre information précise. Par voie de presse, le patron de Volkswagen Oliver Blume a également indiqué qu’il attendait des syndicats des «concessions significatives». «Il faut que les choses bougent pour faire des progrès sur les coûts», a-t-il indiqué. En réponse, IG Metall s’est prononcé en faveur du retour de la semaine de quatre jours.
Le nombre de licenciements inconnu
«Nous ne devons négliger aucune option pour préserver l'emploi», a assuré Christiane Benner, sa présidente. Cette mesure avait déjà été appliquée en 1993 lors d’une crise précédente et avait permis d’éviter la suppression de 30000 postes. En revanche, les syndicalistes se sont dits résolus à se battre pour imposer les augmentations de salaires prévues. «Les véritables raisons de la crise ne résident pas dans les coûts du personnel, mais dans les erreurs de la direction, qu'il s'agit maintenant de corriger», justifie l’organisation dans un communiqué sur son site Internet.

- 0=
Mars 2026
Polypropylène - 05-1-52 Chutes PP rigides naturelsVariation en €/tonne
- 69.4+7.26
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en dollars$ USD/baril
- 2168+2.94
Avril 2026
Demi-produits X5 Cr Ni18-10 (1.4301) - Ecart d'alliage€/tonne
En attendant, l’ampleur de la saignée fait l’objet de nombreuses spéculations. D’après le journal allemand Manager Magazin, 30000 employés pourraient être concernés par les réductions d’effectifs, un chiffre immédiatement démenti par VW. Pour les analystes de la banque américaine d’investissement Jefferies, les projets de fermeture chez Volkswagen concerneraient plutôt 15000 salariés et deux à trois usines.
Des désaccords au sommet de l'État
Dans tous les cas, le gouvernement allemand se devait de réagir et le ministre de l’Économie Robert Habeck a convié lundi 23 septembre les constructeurs, les sous-traitants et les représentants de la filière pour un sommet sur l’automobile. S’il n’en est rien sorti de très concret, plusieurs propositions ont été faites, mais elles font l’objet de désaccords au sein de la coalition gouvernementale. Les sociaux-démocrates sont en effet en faveur de l’instauration d’avantages fiscaux pour les véhicules électriques de fonction. Ils souhaitent également le retour d’une prime à la casse de 6 000 euros qui serait versée aux propriétaires de véhicules thermiques passant à l’électrique.
Pour les Libéraux, cependant, il s’agit d’une vieille idée qui n’a jamais fait ses preuves. «Le gouvernement devrait mettre en place une aide pour les petites voitures électriques économiques d'un montant maximal de 30000 euros et la financer par une taxe sur les nouvelles immatriculations de véhicules énergivores», réplique de son côté l’ONG Greenpeace. Rappelons qu’une prime gouvernementale de 4500 euros pour l’achat d’un véhicule électrique existait jusqu’en décembre dernier. Elle a été supprimée pour des raisons budgétaires.



