A l’issue d’un an de travaux et moyennant un investissement de l’ordre de 8 millions d’euros (sur une enveloppe globale de 15), la plus grande usine au monde dédiée à la production - ou pour être encore plus précis - à l’impression par jet d’encre de cellules photovoltaïques organiques sur un film en PET de quelques microns d’épaisseur est enfin opérationnelle. Basée dans la Drôme, à Valence, cette "green micro power factory"de Dracula Technologies a été inaugurée le jeudi 12 septembre en fin de matinée. Le premier audit industriel avait été réalisé en mars de cette année.
D’une superficie de 2500 m², elle est équipée pour produire annuellement 150 millions de cm² d’OPV sous sa marque Layer (acronyme signifiant Light As Your Energetic Response). Capables de produire de l’énergie à partir de la lumière ambiante d’intérieur de quelques lux seulement, ces modules de 4 centimètres par 4 ont été conçus pour venir se substituer aux piles traditionnelles qui alimentent les appareils autonomes de faible puissance tels que les télécommandes, les boitiers de signalisation, les détecteurs de présence et autres objets connectés.
Douze ans auront été nécessaires à Brice Cruchon (PDG de Dracula Technologies) et à ses équipes pour mettre au point le produit, les process de fabrication à grande échelle et caractériser l’ensemble. Pas moins de 25 brevets ont été déposés pour mettre au point une solution qui permet de toucher des secteurs tels que l’Internet des objets, le bâtment intelligent ou bien encore le suivi des actifs.
Une alternative à la pile
Lauréate de l’appel à projet «Première Usine» dans le cadre du programme France 2030, la Green Micro Power Factory de Dracula Technologies vise les 40 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2026 avec un effectif de cent personnes puis, après avoir installé de nouvelles lignes de production, les 130 millions d’euros à l’horizon 2030 avec un effectif de 250 salariés, ce qui lui conférera alors le statut de leader européen sur ce marché. «Nos solutions de production et de stockage d’énergie devraient permettre de remplacer durablement chaque année 600millions de piles, ce qui représente 1740 tonnes de déchets et 300tonnes de lithium» pronostique le fondateur de l’entreprise qui entend ainsi apporter une réponse durable aux enjeux énergétiques et environnementaux actuels avec une solution 100% française.



